La manifestation anti-Zemmour à Lille dégénère - vidéo

© AP Photo / Michel EulerÉric Zemmour lors d'une présentation de son livre "La France n'a pas dit son dernier mot"
Éric Zemmour lors d'une présentation de son livre  La France n'a pas dit son dernier mot - Sputnik France, 1920, 05.02.2022
La maire Martine Aubry et plusieurs associations avaient appelé à manifester contre la venue d’Éric Zemmour à Lille. Mais des échauffourées ont éclaté entre des militants antifas et la police.
Déjà chahuté par des manifestations dans plusieurs villes de France, Éric Zemmour a encore mis le feu aux débats en annonçant sa venue à Lille, pour y donner un meeting ce 5 février. Un déplacement qui n’a pas ravi certaines organisations, comme SOS Racisme, qui avaient appelé à la mobilisation.
Mais dans les rues, la situation s’est vite tendue entre les protestataires et les forces de l’ordre, à quelques pas du Grand Palais où le candidat doit s’exprimer.
En marge des protestations, des militants antifas, brandissant des drapeaux floqués du symbole anarchiste, ont notamment envoyé des mortiers d’artifices sur les policiers.
Les forces de l’ordre ont répliqué en tirant des gaz lacrymogènes, puis en saisissant quelques banderoles. Plusieurs interpellations ont eu lieu.
Plus tôt dans la matinée, quelque 300 manifestants s’étaient réunis dans le centre-ville pour dire "Non au racisme, non à l’extrême droite". Ils ont reçu la visite de l’édile Martine Aubry (PS), qui a pris la parole en accusant Éric Zemmour de tenir des "discours racistes et antisémites".
La maire avait déjà pris position contre la venue du candidat dans sa ville, déclarant que ses positions allaient "à l’encontre de l’ADN de Lille et même du Nord", dans un récent entretien à Médiacités.

Près de 8.000 personnes attendues

Ces manifestations ne semblent pas avoir perturbé les partisans d’Éric Zemmour, qui se sont massés devant le Grand Palais avant son arrivée. Près de 8.000 personnes sont attendues pour ce meeting, le second depuis que l’ex-éditorialiste de CNews s’est déclaré candidat à la présidentielle.
Gilbert Collard, qui a quitté les rangs du RN pour rejoindre Éric Zemmour il y a quelques jours, était notamment présent.
Ces derniers mois, plusieurs déplacements d’Éric Zemmour ont été marqués par la présence de comités d’accueil plus ou moins hostiles. À Nantes, des militants antifas s’étaient déjà rassemblés près du Zénith, où l’essayiste devait présenter son dernier livre, en octobre. Les protestataires avaient même fini par envahir l’autoroute.
Rebelotte à Marseille en novembre, où le polémiste avaient dû écourter sa visite du quartier du Panier, sous les huées de plusieurs manifestants. Un cameraman qui suivait Éric Zemmour avait d’ailleurs été attaqué à coups de casque par des antifas, en marge de ce déplacement.
Plus récemment, c’est à Villepinte, où Éric Zemmour a tenu son premier meeting de campagne, que des échauffourées ont eu lieu. En pleine salle, le candidat avait été agressé par un individu qui l’avait empoigné et légèrement blessé au poignet.
Une bagarre s’était également déclenchée dans les travées, autour de militants de SOS Racisme s’étant introduits dans la salle.
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