Macron parle à Poutine après sa visite en Ukraine: que retenir de cet entretien?

© AFP 2022 JEAN-FRANCOIS BADIAS / POOL / AFPEmmanuel Macron sur le site GE Steam Power de Belfort, 10 février 2022
Emmanuel Macron sur le site GE Steam Power de Belfort, 10 février 2022 - Sputnik France, 1920, 12.02.2022
Les Présidents russe et français ont de nouveau discuté de la situation en Ukraine. Leur entretien, organisé après une visite d'Emmanuel Macron en Ukraine et cinq jours après son séjour à Moscou, a duré une heure quarante.
Cinq jours après leur rencontre à Moscou, Vladimir Poutine et Emmanuel Macron se sont de nouveau entretenus. L’échange, téléphonique cette fois, entre les deux dirigeants avait pour but d’assurer le suivi des discussions qui ont eu lieu à Moscou lundi 7 février, rapporte l’Élysée dans un communiqué.

Les deux Présidents ont évalué les voies pour avancer sur la mise en œuvre des Accords de Minsk dans le Donbass, et ont poursuivi sur les conditions de la sécurité et de la stabilité en Europe. Ils ont tous deux exprimé la volonté de poursuivre le dialogue sur ces deux points.
Emmanuel Macron a dit à M.Poutine qu'un dialogue sincère était incompatible avec une escalade militaire aux frontières de l’Ukraine. Le dirigeant français s'est aussi fait le relais des inquiétudes de ses partenaires européens et de ses alliés. Il a également réaffirmé au Président russe la "détermination à réagir" des Occidentaux en cas d'opération militaire russe en Ukraine.

Le Kremlin indique dans un communiqué qu’un échange de points de vue approfondis a eu lieu sur des questions liées aux garanties juridiques à long terme pour la sécurité de la Russie ainsi que sur la résolution du conflit ukrainien, notamment en tenant compte des discussions d'Emmanuel Macron avec les dirigeants de l'Ukraine, des États-Unis et de plusieurs États européens.

Vladimir Poutine a en outre de nouveau attiré l'attention sur l'absence de réponse substantielle des États-Unis et de l'Otan aux initiatives russes relatives aux garanties de sécurité en Europe. La réticence des principaux pays occidentaux à pousser les autorités de Kiev à mettre en œuvre les accords de Minsk a également été abordée, alors qu’une réunion des dirigeants des États du format Normandie s'est tenue le 10 février à Berlin.

Paris ne verrait aucun signe de préparation d'une offensive russe

Durant cet entretien, le Président russe a qualifié de "spéculations provocatrices" les accusations contre Moscou quant à une invasion imminente de l'Ukraine -qui s'accompagnent d’amples livraisons d'armements modernes à ce pays.

Le Kremlin considère en outre que ces affirmations et ces moyens militaires créent "des conditions préalables à de possibles actions agressives des forces ukrainiennes dans le Donbass".

Dans le même temps, une source au sein de l’Élysée a déclaré à l’agence Reuters que la France ne voyait aucun signe d’une préparation d’invasion du territoire ukrainien.

"Nous ne voyons aucune indication dans ce que le Président Poutine dit qu'il va passer à l'offensive".
Le responsable à déclaré aux journalistes que la France restait malgré tout extrêmement vigilante face à la posture militaire russe afin d’éviter le pire. La France à l'instar des autres pays européens n'a pas encore appelé ses citoyens à quitter l'Ukraine. Elle recommande d'éviter les voyages dans ce pays pour le moment.

Entretien Lavrov-Blinken sur l'Ukraine

Le 12 février, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, s’est entretenu plus tôt avec le secrétaire d’État américain, Anthony Blinken.
Le haut fonctionnaire russe a déploré que la campagne de propagande lancée par les États-Unis et ses alliés, relative à la préparation d’une "agression russe" de l'Ukraine, poursuit des objectifs provocateurs, encourageant les autorités de Kiev à saboter les accords de Minsk et les tentatives néfastes de résoudre le "problème du Donbass" par la force.
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