La France menace l’Iran à Vienne, sans moyens et sans crédibilité?

© REUTERS / Heinz-Peter BaderAn Iranian flag flutters in front of the United Nations headquarters, during an International Atomic Energy Agency (IAEA) board of governors meeting, in Vienna, March 4, 2015.
An Iranian flag flutters in front of the United Nations headquarters, during an International Atomic Energy Agency (IAEA) board of governors meeting, in Vienna, March 4, 2015. - Sputnik France, 1920, 18.02.2022
Un accord semble à portée de main à Vienne. Et dans cette dernière ligne droite des négociations, la France presse l’Iran. Au risque de se voir qualifiée de "petit Satan" comme en 2015?
"Nous arrivons à l’heure de vérité", a déclaré Jean-Yves Le Drian le 16 février dernier devant le Sénat. Avant de poursuivre: "Ce n’est pas une question de semaines, mais de jours. […] Ou bien les Iraniens déclenchent une crise grave, ou bien ils acceptent l’accord."
Des propos du chef de la diplomatie française qui ne sont pas sans rappeler ceux de son prédécesseur en 2015. Laurent Fabius, quelques jours avant l’officialisation d’un accord entre l’Iran d’un côté et les 5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni + l’Allemagne) de l’autre, avait tenu une position dure face aux Iraniens. Téhéran l’avait alors surnommé "le petit Satan". Alors, plus de six ans après, Jean-Yves Le Drian reprend-il la même posture? Et ne place-t-il pas la France dans une position délicate, notamment pour l’avenir des relations franco-iraniennes?
Thierry Coville, chercheur à l’Institut des relations internationales et stratégiques, pense que Paris n’a pas assez de crédibilité dans ce dossier pour menacer Téhéran. Selon ce spécialiste de l’Iran, la France manque de moyens: "Le seul instrument de pression qu’ont les Européens dans ce dossier, c’est les sanctions américaines."
Plus d’informations dans ce nouvel épisode de Lignes Rouges.
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