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Crise ukrainienne
Les tensions sont montées entre la Russie et l'Ukraine fin 2021 sur fond de mouvements d’unités militaires dans le sud de la Russie.

Ukraine: "les médias instrumentalisés en permanence" "très souvent avec leur propre complicité"

© AP Photo / Evan VucciPresident Joe Biden talks to members of the media at Dobbins Air Reserve Base, Ga., before boarding Air Force One to return to Washington, Thursday, April 29, 2021. (AP Photo/Evan Vucci)
President Joe Biden talks to members of the media at Dobbins Air Reserve Base, Ga., before boarding Air Force One to return to Washington, Thursday, April 29, 2021. (AP Photo/Evan Vucci) - Sputnik France, 1920, 18.02.2022
À Washington, l’avalanche d’annonces alarmistes déferle encore. Passés les 15 et 16 février, c’est désormais peu après le 20 février que les forces russes devraient envahir l’Ukraine, affirme le média Politico.
Et c’est reparti pour un tour! Le 17 février, Joe Biden a estimé "très élevé" le risque d’attaque russe de l’Ukraine. Antony Blinken, son Secrétaire d’État, relayait quelques heures plus tard le même message à l’Onu. Après que des médias US ont parié sur le 16 février, Politico prédit désormais une invasion russe peu après le 20 février. La machine médiatico-politique aux États-Unis "tourne à plein régime" et devient "incontrôlable", relève Sébastien Cochard, ancien diplomate, désormais conseiller d’eurodéputés Identité et Démocratie. "Cela a franchement dérapé en janvier", affirme-t-il.
"Ce qui vient à nos oreilles ne sont jamais des informations fiables et sont toujours des éléments de propagande", soupire Cochard. Car la Russie a annoncé le retrait partiel de ses troupes massées à proximité de la frontière ukrainienne, les exercices militaires étant presque terminés. Et Moscou ne s’est pas privé de moquer les annonces de Washington. Selon Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, "la propagande de guerre occidentale a échoué". Pire, cette agitation servirait de "couverture" à des livraisons "d’armes létales à Kiev", a dénoncé Leonid Sloutski, président du Comité des affaires étrangères de la Douma.
C’est une véritable "guerre de l’information", estime Gérald Olivier, chercheur associé à l’IPSE. "Les médias sont instrumentalisés en permanence", parfois "à leur insu", "très souvent avec leur propre complicité".
"Il y a eu de la part des Américains une volonté délibérée de jouer l’escalade verbale, l’escalade diplomatique, parce qu’elle était tout bénéfice pour eux", considère-t-il.
Les principales victimes de cet emballement médiatique? La population dans le Donbass où la situation s’aggrave d’heure en heure. Depuis le 17 février, les républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk accusent l’armée ukrainienne de les bombarder.
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