La police parisienne mobilisée pour arrêter… un amateur de jeux de rôle

© SputnikUne voiture de police à Paris
Une voiture de police à Paris - Sputnik France, 1920, 21.02.2022
Les forces de l’ordre ont été mises en alerte pour interpeller un individu armé, qui s’est finalement avéré être bien moins dangereux que prévu, dans le XIIe arrondissement parisien.
Les forces de l’ordre ont vécu une drôle de déconvenue dans le XIIe arrondissement de Paris ce 21 février, rapporte Actu17. Appelés pour interpeller un homme supposé armé, les agents de la BRI (brigade de recherche et d’intervention) sont tombés sur un inoffensif amateur de jeux de rôle.
Les policiers s’étaient pourtant déplacés en nombre, sur la foi de témoignages décrivant un individu équipé d’un fusil automatique et d’un gilet pare-balles. Un périmètre de sécurité a été installé autour de l’immeuble dans lequel le suspect s’est introduit, et la circulation a même dû être déviée.
Les hommes de la BRI ont ensuite pris position devant le logement supposé de l’individu, mais ont eu la surprise de voir celui-ci leur ouvrir la porte sans faire d’histoires. Après inspection de l’appartement, ils n’y ont retrouvé que deux armes factices. Et pour cause: le suspect était en réalité un simple amateur de paintball, possédant des jouets en plastique.
Conduit au commissariat, l’individu a finalement été laissé libre. La police a sans doute réagi au quart de tour de peur d’une attaque terroriste.
"La police était sans doute sur les dents parce que c’est dans ce même secteur de la capitale que les terroristes du 13 novembre 2015 ont mitraillé les terrasses des restaurants et attaqué la salle de concert du Bataclan", confie une source policière à Actu17.

Armes factices

Ce n’est pas la première fois que les forces de l’ordre sont induites en erreur par l’usage d’armes factices. En septembre 2020, des policiers avaient interrompu le tournage d’un clip à Rennes, dans lequel des adolescents manipulaient de fausses armes. Les jeunes s’en étaient finalement sortis avec quelques remontrances.
En 2018, un vent de panique avait également soufflé à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, deux usagers ayant exhibé de fausses armes. Un terminal avait dû être évacué.
Ces armes factices peuvent cependant être utilisées à des fins moins ludiques. Les attaques à l’aide de faux pistolets sont en effet devenues monnaie courante. Début février, un individu souffrant de troubles psychiques s’était introduit dans un lycée de Brest pour menacer deux élèves avec une telle arme.
Le problème s’était également posé en sens inverse aux États-Unis, en juillet dernier, lorsqu’un fabricant d’armes avait donné à un vrai pistolet des allures de Lego, via un kit spécial.
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