Mila se dit victime d’une agression sexuelle, vidéos à l'appui

© AP Photo / Francois MoriProcès Mila, 2021
Procès Mila, 2021  - Sputnik France, 1920, 21.02.2022
Cyberharcelée à plusieurs reprises pour ses propos sur l’islam, Mila assure avoir été victime d'une agression à Lyon. À la suite de sa plainte, un homme a été placé en garde à vue. Marine Le Pen et Éric Zemmour n'ont pas manqué de réagir à l'incident.
Mila, harcelée à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux pour ses critiques envers l’islam, indique avoir été "sexuellement agressée" par un groupe d'individus lors d’une balade à Lyon.
En guise de preuve, elle a publié les 19 et 20 février deux vidéos sur les réseaux sociaux. La première montre deux jeunes hommes se balader sur les berges dont l’un s’arrête pour cracher en direction de la caméra et faire comme s’il baissait son pantalon.

"Après cette vidéo, il a tenté de voler mon téléphone et a frotté son chibre contre moi. Un joger inconnu a récupéré mon téléphone et m'a protégée", ajoute la jeune femme en remerciant ce passant.

La seconde séquence montre un groupe d'hommes dont l'un répète "très charmante" en direction de Mila, avant qu’elle ne les insulte en réponse.
Comme le rapporte BFM TV, Mila a déposé plainte. La police a interpellé et placé en garde à vue l'un des agresseurs (31 ans).

Le Pen et Zemmour font campagne

Cet incident a provoqué des réactions dans l’entourage de Marine Le Pen et d’Éric Zemmour et les candidats à la présidentielle eux-mêmes.
Le président par intérim du Rassemblement national Jordan Bardella a lui évoqué "le cauchemar du harcèlement et de la violence".
Marine Le Pen a dénoncé cet incident, se présentant comme la garante de la sécurité de toutes les femmes en France si elle gagne la présidentielle.
Jérôme Rivière, ex-cadre du RN, porte-parole et vice-président du parti Reconquête, a exprimé son soutien à la jeune fille, évoquant des "aventures similaires en permanence".
Éric Zemmour y voit quant à lui un "fléau qui empoisonne la vie des Françaises", promettant d’y mettre fin après sa victoire éventuelle à la présidentielle.

Une priorité de la campagne présidentielle

Les violences sexistes et sexuelles constituent l'un des sujets importants de cette campagne présidentielle. Plusieurs candidats ont mis dans leur programme des mesures visant à les contrer. Ainsi, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Anne Hidalgo et Fabien Roussel ont notamment promis d’allouer un milliard d’euros à ces fins.
Le ministère de l'Intérieur a fait part le 27 janvier d’une hausse de 33% des violences sexuelles enregistrées par les services de police et de gendarmerie en 2021, contre 3% en 2020 et 12% en 2019.
Dans un communiqué, Gérald Darmanin a expliqué cette progression par "la libération de la parole et de la meilleure prise en considération de ce sujet par les forces de l'ordre".
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