Donbass - Sputnik France, 1920, 24.02.2022
Opération militaire russe en Ukraine
Vladimir Poutine a annoncé le 24 février le début d’une "opération spéciale" pour "protéger les habitants" du Donbass.

L’opération spéciale dans le Donbass n’est pas le début d’une guerre mais sa fin, selon Moscou

© Sputnik . Natalia Seliverstova / Aller dans la banque de photosLe ministère russe des Affaires étrangères
Le ministère russe des Affaires étrangères - Sputnik France, 1920, 24.02.2022
La porte-parole de la diplomatie russe a mis en garde contre les tentatives de qualifier de "début de guerre" l’opération militaire russe dans le Donbass. En revanche, il s’agit, selon elle, de la fin de la guerre qui est en cours dans l’est de l’Ukraine depuis 2014.
Suite au début de l’opération militaire russe dans le Donbass qui a pour but, selon Vladimir Poutine, de "protéger les habitants de la région", Joe Biden a accusé son homologue d’avoir lancé "une guerre préméditée" contre l’Ukraine "qui entraînera une perte catastrophique de vies humaines et de souffrances humaines". La porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova considère de telles déclarations comme un mensonge flagrant.
"Ceux qui disent que la guerre a commencé aujourd’hui mentent de manière flagrante. La guerre dure depuis huit ans et au cours de ces huit ans la Russie a entrepris toutes sortes d’efforts, y compris politiques et diplomatiques, pour l’arrêter et pour l’empêcher de se transformer en quelque chose de plus globale", a-t-elle indiqué sur la chaîne Rossiya 24.
D’après elle, l’opération spéciale lancée "n’est pas le début de la guerre, mais la prévention de ce scénario catastrophique et bien sûr la fin de la guerre qui est en cours".
En outre, la situation autour de l’Ukraine a changé, selon la diplomate, "d’une manière radicale" après que le Président ukrainien a supposé le 19 février, à la conférence de Munich, que Kiev pourrait remettre en question le mémorandum de Budapest, qui fixe notamment le statut non nucléaire de l’Ukraine.

Une porte de négociations fermée

La diplomate a souligné comme un "fait très important" que c’était l’Occident et pas la Russie qui avait fermé la porte aux négociations. Car, mercredi, la veille des pourparlers russo-américains à Genève lorsqu’aucun opération n’était lancée, la partie russe a reçu un message de la part du secrétaire d’État américain Antony Blinken qui annonçait le refus de Washington de négocier sur les garanties de sécurité, ni sur d’autres questions de l’ordre du jour.
"Ce n’est pas nous qui ont fermé cette porte. Nous étions prêts à mener un dialogue sur les questions sécuritaires globales, y compris dans le contexte de la situation en Ukraine avec des partenaires américains et des pays qui se sont proclamés des pacificateurs et des médiateurs", a-t-elle conclu.

Les objectifs de l’opération

Répondant aux questions des journalistes ce jeudi, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a réaffirmé les propos du Président russe sur la "dénazification" et la "démilitarisation" de l’Ukraine comme des objectifs de l’opération. Cela signifie, selon lui, de "libérer l’Ukraine des nazis et des personnes pronazis" et neutraliser son potentiel militaire "qui ces derniers temps a été renforcé grâce à l’activité des pays étrangers".
Ensuite, lors d'une rencontre avec des représentants du monde des affaires, Vladimir Poutine a souligné que l’opération était "une mesure nécessaire". "On ne nous a pas laissé d'autres chances de faire autrement", a-t-il ajouté.
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