Donbass - Sputnik France, 1920, 24.02.2022
Opération militaire russe en Ukraine
Vladimir Poutine a annoncé le 24 février le début d’une "opération spéciale" pour "protéger les habitants" du Donbass.

Menacé de sanctions au Royaume-Uni, Fillon lâche ses activités en Russie

© Sputnik . Mikhaïl KlimentievFrançois Fillon
François Fillon - Sputnik France, 1920, 25.02.2022
"Je le fais avec tristesse car j’y ai rencontré des hommes et des femmes de grande valeur." François Fillon annonce qu’il démissionne du conseil d’administration de deux groupes russes. La veille, un député britannique a demandé qu’il soit ajouté à la liste des personnes sanctionnées pour ne pas abandonner cette activité.
Après le début de l’opération militaire russe en Ukraine, plusieurs anciens dirigeants européens ont démissionné des conseils d’administration des sociétés russes auxquels ils siégeaient.
L’ancien Premier ministre français François Fillon, membre du conseil d’administration du géant de la pétrochimie russe Sibur et de la société Zaroubeshneft, et l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, président du conseil de Rosneft, n’ont pas affiché leur intention d’abandonner leur activité en lien avec la Russie.
Ce vendredi 25 février, M.Fillon, à qui cela a été reproché, a annoncé dans les colonnes du Journal du dimanche sa démission des deux sociétés russes alors que la Russie a envahi l’Ukraine.
"Dans ces conditions, je ne saurais poursuivre ma participation aux conseils des entreprises russes Zarubeshneft et Sibur. Je le fais avec tristesse car j’y ai rencontré des hommes et des femmes de grande valeur, ouverts sur le monde, animés par la réussite de leur entreprise, désireux de la porter aux meilleurs standards internationaux, y compris sur les sujets d’environnement et de responsabilité sociale", a-t-il expliqué au JDD qui fera paraître ses propos dans leur intégralité dimanche.

Demande de sanctions à son encontre

Il a ainsi botté en touche la question sur de possibles sanctions soulevée jeudi par Tom Tugendhat, un député conservateur britannique qui préside la commission des Affaires étrangères au Parlement. Celui-ci avait demandé à son Premier ministre de cibler les personnalités européennes qui continuaient de travailler dans des sociétés russes.
"Boris Johnson n'a pas listé individuellement les personnalités qui doivent être sanctionnées mais je lui ai demandé de cibler ceux qui ont coopéré avec le système économique de Poutine. Des gens comme l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder ou l'ancien Premier ministre français François Fillon", a-t-il confié à la chaîne britannique Channel 4.

À sanctionner pour ne pas avoir démissionné

Il a estimé que les deux hommes devaient être mis sur liste noire.
"Je lui ai demandé [à Boris Johnson] s'ils rentraient dans le cadre des sanctions et il m'a confirmé qu'ils étaient bien dans ce cadre. Je ne sais pas s'ils seront sanctionnés ou non, mais je pense que tous ceux qui autorisent cette guerre d'agression russe doivent être conscients qu'ils pourraient être sanctionnés", a expliqué le député.
François Fillon avait rejoint le conseil d’administration de Sibur en décembre dernier en tant qu’administrateur indépendant.
Fin juin 2021, il était entré au conseil d’administration d’une autre société russe, Zaroubeshneft, spécialisée dans le développement et l’exploitation des gisements d’hydrocarbures à l’étranger.
Le 24 février, plusieurs anciens dirigeants européens ont présenté leur démission aux conseils d’administration des sociétés russes, en raison de l’opération militaire en Ukraine.
Il s’agit des anciens chefs de gouvernement finlandais Esko Aho, italien Matteo Renzi et autrichien Christian Kern.

Une opération visant la dénazification

L’opération militaire russe en Ukraine a été annoncée dans la matinée du 24 février par Vladimir Poutine.
Le Président russe a précisé que l’opération spéciale avait été lancée à la demande des républiques du Donbass et ne visait pas à occuper l’Ukraine, mais à "démilitariser" et à "dénazifier" le pays.
Le ministère russe de la Défense a indiqué que l’opération ne représentait aucune menace pour la population civile, que les militaires russes ne portaient pas de frappes contre les villes ukrainiennes, mais ciblaient uniquement les infrastructures militaires.
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