La Russie disposée à mettre en orbite des satellites britanniques, à une condition

© Sputnik . Sergeï Mamontov  / Aller dans la banque de photosLancement de Soyouz ST à partir du cosmodrome de Kourou en Gyuane, image d'illustration
Lancement de Soyouz ST à partir du cosmodrome de Kourou en Gyuane, image d'illustration - Sputnik France, 1920, 02.03.2022
L’agence spatiale russe est censée envoyer en orbite 36 satellites britanniques OneWeb le 5 mars. Mais la détérioration de la situation en Ukraine la pousse à réclamer la garantie que ces engins ne seront pas utilités à des fins militaires.
Sputnik France reste accessible sur Telegram et Odysee. Pour accéder à notre site et à notre chaîne YouTube vous pouvez utiliser un VPN, par exemple CyberGhost, Astrill, NordVPN, ZenMate ou Private VPN.
Mercredi 2 mars, l’agence spatiale russe Roscosmos a averti la société britannique OneWeb qu’elle posait désormais une condition pour mettre en orbite ses 36 satellites de communication. Alors que le lancement est prévu le samedi 5 mars, OneWeb a jusqu’au 4 mars au soir pour fournir des garanties juridiques sur une non-utilisation de ces satellites à des fins militaires et sur le retrait du gouvernement britannique de la société en tant qu’actionnaire.
"Les satellites disponibles au cosmodrome de Baïkonour [au Kazakhstan, ndlr] y resteront jusqu'à ce que la situation soit résolue", a déclaré l’agence spatiale.
Ces craintes sont apparues en raison des récents événements en Ukraine qui ont entraîné une série de sanctions contre la Russie, dont Roscosmos elle-même. De plus, OneWeb serait en négociations avec une entreprise américaine elle-même sous contrat avec le Pentagone. "Nous avons des questions très sérieuses à poser à notre client", a déclaré le chef de l’agence spatiale Dmitri Rogozine.
Ce dernier a précisé que le contrat a été payé en totalité, et que la partie russe était prête à remplir ses obligations, mais il n’y aura aucun remboursement en cas d’annulation des lancements. Sans le lancement de ces appareils dans un avenir proche, l’ensemble du système OneWeb, censé fournir une connexion Internet haut débit, ne pourra fonctionner, assure Roscosmos.

Sanctions

Le contrat portant sur 21 lancements de 672 satellites de communications OneWeb a été signé en 2015 pour une valeur de 1,2 milliard de dollars. Les lanceurs Soyouz-2 sont déployés depuis les bases de Baïkonour, Vostochny et Kourou en Guyane française. Un deuxième contrat a été conclu entre Roscosmos et OneWeb en avril 2021 pour le lancement d’appareils de seconde génération.
Toutefois, après l’annonce par Vladimir Poutine d’une opération militaire en Ukraine, les États-Unis et l’Europe ont annoncé des sanctions visant notamment l’industrie spatiale russe. En conséquence, les lancements des fusées Soyouz en Guyane française ont été annulés et le personnel russe rappelé. OneWeb prévoyait de déployer l’ensemble de la constellation de satellites d’ici juin 2022. À ce jour, 428 satellites ont été mis en orbite.
Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала