"Tout le monde regrette cette situation": la Côte d’Ivoire sur son différend avec le Mali

© AFP 2022 SOULEYMANE AG ANARAMali
Mali - Sputnik Afrique, 1920, 24.07.2022
Réfutant toute escalade, le Président de la Côte d’Ivoire a demandé la libération des 49 militaires ivoiriens détenus par les autorités maliennes depuis deux semaines et a exhorté l’Onu à faire la lumière sur l’affaire.
Alassane Ouattara, Président de la Côte d’Ivoire, s’est exprimé pour la première fois concernant la crise diplomatique ayant débuté entre la Côte d’Ivoire et le Mali début juillet, quand Bamako a arrêté et placé en détention 49 militaires ivoiriens venus sur son territoire.

"Le Mali est un pays ami, des populations frères et sœurs, par conséquent, il n’est pas question pour nous de nous engager dans une tentative de déstabilisation", a-t-il déclaré le 22 juillet lors d’un point de presse conjoint avec son homologue sud-africain, à Prétoria.

Le chef de l'État ivoirien a demandé la libération de ces militaires, qui, selon lui, ont été injustement arrêtés, relate le média Linfodrome.
"Tout le monde regrette cette situation", a fait savoir Alassane Ouattara.
Il a déjà contacté l’Onu:

"Je pense que ce sont les Nations unies qui doivent faire la transparence totale dans cette affaire et c’est pour cela que j’ai eu un entretien avec la vice-secrétaire générale, Mme Amina J. Mohamed, mardi dernier".

L’imbroglio autour du statut des soldats ivoiriens

Le 10 juillet les autorités maliennes ont arrêté et placé en détention 49 soldats ivoiriens ayant atterri à Bamako.
Selon la version ivoirienne, ces soldats devaient prendre la relève d'autres Ivoiriens déployés au Mali en tant qu'Éléments nationaux de soutien (ENS), un dispositif de l'Onu permettant aux contingents des missions de maintien de la paix de faire appel à des prestataires extérieurs pour des appuis logistiques.
Le Mali a pourtant qualifié ces militaires de mercenaires. Le 18 juillet le Président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a dit être ouvert au dialogue diplomatique avec la Côte d’Ivoire, mais "dans le strict respect de la souveraineté du Mali".
Dans la foulée, les autorités maliennes ont décidé d’expulser le 20 juillet Olivier Salgado, porte-parole de la mission onusienne Minusma, lui reprochant d'avoir posté sur Twitter des "informations inacceptables" au sujet de 49 soldats ivoiriens. Le diplomate affirmait que l’arrivée des militaires ivoiriens "aurait été préalablement communiquée aux autorités" maliennes.
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