Heurts entre des manifestants et forces de l'ordre en Guinée, un mort

© Sputnik . Iouri Somov / Aller dans la banque de photosUne rue de Conakry, en Guinée (archive photo)
Une rue de Conakry, en Guinée (archive photo) - Sputnik Afrique, 1920, 30.07.2022
Le parquet guinéen a fait état d'un mort après des manifestations contre les autorités de transition, alors que le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) parle de quatre morts. Une soixantaine de suspects ont été interpellés.
Des manifestations contre les autorités de transition en Guinée ont fait un mort le 29 juillet à Conakry, relatent les médias, se référant aux données du parquet.
Dans un communiqué publié à la télévision, le parquet de Conakry a annoncé avoir été informé par un hôpital de la capitale guinéenne de la réception du "corps d'un homme de 58 ans qui a reçu une balle dans son lieu de travail". Le procureur déclare aussi que quelque 57 suspects ont été interpellés avant, pendant et après la manifestation du 28 juillet. Certains d’entre eux seront jugés dès le 1er août, selon la même source.
Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), coalition de partis, syndicats et organisations de la société civile qui avait appelé aux manifestations, a, quant à lui, fait état de "quatre morts et plusieurs blessés par balle, dont cinq seraient entre la vie et la mort", dans un communiqué relayé par les médias.

Affrontements et journalistes agressés

Des affrontements entre les forces de l'ordre et des jeunes ont éclaté à Conakry le matin du 29 juillet, avant de s'arrêter à la mi-journée pour reprendre après, notamment à Bambéto, Sonfonia et sur l'autoroute Le Prince, des zones situées dans la banlieue, selon les médias.
Des jeunes ont brûlé des pneus et renversé des poubelles sur la chaussée et caillassé les véhicules des forces de l'ordre qui ont riposté par des tirs de grenades lacrymogènes, selon les mêmes sources.
Quatre journalistes ont été "agressés par des manifestants", a indiqué dans un communiqué le syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) qui "condamne avec la dernière énergie" ces actes "rétrogrades".
Le procureur Algassimou Diallo indique que son parquet a saisi un service de police judiciaire pour enquête sur des faits présumés de "manifestation illicite, destruction d'édifice public et privé, provocation à un attroupement, coups et blessures volontaires, entrave à la liberté de circulation et complicité".

Manifestations à Conakry

Les manifestations se tiennent en Guinée depuis le 28 juillet à l'appel du FNDC qui dénonce la "gestion unilatérale de la transition" par le pouvoir.
L'Alliance nationale pour l'alternance et la démocratie (Anad), autre coalition formée de partis, de mouvements et d'associations, et l'ancien parti au pouvoir, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), se sont joints à l'appel du FNDC pour des manifestations à Conakry et le 4 août prochain sur tout le territoire national.
Le chef de l'État, le colonel Mamady Doumbouya, qui a renversé le 5 septembre le Président Alpha Condé, s'est engagé à remettre le pouvoir à des civils élus dans un délai de trois ans.
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