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    LES NOUVELLES EXECUTIONS EN IRAK NE MANQUERONT PAS D’AGGRAVER LA SITUATION DANS LA REGION.

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    Deux proches de Saddam Hussein – son demi-fr Barzan Tikriti, ex-chef des renseignements de l’armée, et Awad Bandar, ancien chef du tribunal révolutionnaire, ont été pendus en Irak.

    Deux proches de Saddam Hussein – son demi-frère Barzan Tikriti, ex-chef des renseignements de l’armée, et Awad Bandar, ancien chef du tribunal révolutionnaire, ont été pendus en Irak. Tout comme le président, exécuté auparavant, ils ont été reconnus coupables des sévices infligés aux habitants du village chiite de Dudjaïl , où un attentat manqué contre Saddam Hussein avait eu lieu en 1982.
    - Le président actuel de l’Irak Jalal Talabani a invité le gouvernement à surseoir à l’application du verdict, mais il n’a pas été entendu, tout comme les nombreux avertissements disant que l’exécution des fonctionnaires de l’ancien régime se répercuterait négativement sur les perspectives du processus politique en Irak. Le président du Comité international de la Douma d’Etat de Russie Konstantin Kossatchev a déclaré qu’elle ne manquerait pas de radicaliser les comportements dans le camp de la résistance irakienne. Le politologue Victor Mizine partage cet avis.
    Ces exécutions, dit Victor Mizine, relèvent des pratiques du Moyen Age. Les pratiques actuelles, les lois des pays européens et de la Russie ne prévoient pas de peine de mort, quelle que soit la gravité du crime, même s’il s’agit du génocide ou des représailles massives, commis par le régime de Saddam Hussein. Selon de nombreux experts, ces exécutions n’ajoutent rien à l’amélioration de la situation, mais contribuent , au contraire, à rassembler tout le peuple irakien – les sunnites comme les chiites – contre un ennemi commun. La mort de ces 3 hommes, quelle que soit leur faute, est plutôt un verdict au régime actuel en Irak, qui ne se maintient que grâce aux baïonnettes américaines.
    Du point de vue des experts, l’exécution de Saddam Hussein et de ses proches répond aux intérêts des autorités actuelles de l’Irak et des Etats-Unis. Au gouvernement chiite d’Al-Maliki il importe de renforcer ses positions dans la société. Quant aux Etats-Unis, utilisant l’aversion des Irakiens envers les gouverneurs précédents, ils essaient de trouver des arguments nouveaux
    pour justifier leur campagne militaire.
    L’académicien Evguéni Primakov, un des grands spécialistes russes du Proche Orient, rappelle qu’après la révolution islamique de 1979 en Iran, les Etats-Unis ont eu besoin d’un allié régional, qu’ils ont trouvé en la personne de l’Irak de Saddam Hussein. Celui-ci a commencé une guerre contre l’Iran, les Américains ayant fermé les yeux sur l’emploi des armes chimiques et ses répressions contre les chiites et les kurdes.
    Selon l’académicien, Saddam Hussein a été exécuté pour qu’il ne puisse pas révéler publiquement les détails de ses rapports avec Washington et placer ainsi les autorités américaines dans une situation très délicate. A propos, on en parle déjà au Capitole. Le congressman démocrate Dennis Kussinic se demande si l’exécution hâtive de Saddam Hussein n’était pas une tentative d’éviter une enquête minutieuse sur les contacts entre lui et les gens ayant travaillé ou travaillant actuellement dans le gouvernement des Etats-Unis.

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