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    Comment sera la France nouvelle : résultats du premier tour des présidentielles vus par des politologues russes

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    Le dimanche dernier le premier tour des présidentielles avait lieu en France. Leurs résultats étaient assez prévisibles. Mais il y a eu quand même une surprise : une participation électorale record de près de 84 % sur 44,5 millions d’électeurs inscrits sur les listes.

    Le dimanche dernier le premier tour des présidentielles avait lieu en France. Leurs résultats étaient assez prévisibles. Mais il y a eu quand même une surprise : une participation électorale record de près de 84 % sur 44,5 millions d’électeurs inscrits sur les listes. Le mois d’avril 2007 a montré sur ce plan le meilleur résultat depuis 1965, lors de l’élection de Charles De Gaulle. Les politologues l’expliquent par la fin de la stagnation dans le choix, quand sur la scène politique en France il n’y avait plus d’opposition unie, capable de résister réellement au parti au pouvoir. L’époque de M.Mitterand et de M.Chirac s’est achevée ; L’année 2007 a été la plus riche en confrontation politique. « La victoire de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal marque une sortie du cercle fermé. C’est la lutte entre deux conceptions, entre deux systèmes différents de valeurs. La France a enfin retrouvé l’opposition de la gauche et de la droite », considère le professeur à la chaire de l’histoire et de la politique des pays d’Europe centrale de l’Université des Relations Internationales de Moscou (MGuIMO) Evguénia Obitchkina.

    Le vote utile, c’est-à-dire en faveur des candidats qui dans leurs programmes tiennent compte d’une manière ou d’une autre des exigences de l’électorat de formations politiques moindres, a été une autre particularité du scrutin de dimanche, dit Evguénia Obitchkina. Ainsi, Ségolène Royal n’est pas uniquement une candidate socialiste, mais aussi écologiste. Nicolas Sarkozy exploite le thème de M.Le Pen sur le principe de l’immigration sélective et de sécurité. En quelque sorte les principaux candidats ont regagné la confiance des citoyens, qui, contrariés par des propos républicains et politiquement corrects, boudaient les élections ou votaient contre, estime le professeur de MGuIMO Evguénia Obitchkina.
    Mais on ne doit pas exclure des surprises au second tour des présidentielles, le 6 mai, considère le président du Conseil de Fédération Sergueï Mironov. « Le deuxième tour en réserve souvent, et même si l’avance de M.Sarkozy sur Mme Royal est assez confortable, les électeurs ayant voté au premier tour pour d’autres peuvent reporter leur voix », a dit M.Mironov. Le président de la chambre haute du parlement russe a relevé que c’est bien une campagne « sensible et claire » de Nicolas Sarkozy qui lui avait assuré son succès auprès des électeurs, surtout pour ce qui concerne l’accent national.
    Dans le même temps, les politologues évoquent des airs de dictateur qui perçoivent dans le comportement de M.Sarkozy, en notant un certain complexe napoléonien chez le possible futur leader de la France. Sans doute, cela met en éveil les Français, dont la plupart hésitaient pour le moment de voter pour Nicolas Sarkozy. Cet homme politique est, néanmoins, capable de se fixer un objectif concret et parvient à obtenir des résultats tout aussi concrets, estime Evguénia Obitchkina, professeur à l’Institut des Relations Internationales de Moscou.
    Quant aux prévisions, les politologues ne sont pas inquiétés pour l’avenir des relations franco-russes. « Tant que l’Europe ne sera pas devenue indépendante sur le plan énergétique, la France aura besoin des hydrocarbures russes. Et de ce point de vue, je suis sure pour notre avenir économique. La coopération au niveau politique ne dépendra, elle, que des thèmes discutés », a remarqué Mme Obitchkina.
    L’information a été préparée par notre envoyée spéciale Elisavéta Issakova.

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