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    LES LIENS RUSSO-BRITANNIQUES NE DOIVENT PAS SOUFFRIR A CAUSE DES CAPRICES DU FOREIGN OFFICE

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    La crise dans les rapports russo-britanniques couvait longtemps et a pour origine les ambitions impériales de Londres, son aspiration à être le premier violon en Europe.

    La crise dans les rapports russo-britanniques couvait longtemps et a pour origine les ambitions impériales de Londres, son aspiration à être le premier violon en Europe. Historiquement les rapports entre les deux pays n’ont pas un caractère facile, mais en même temps les liens économiques et commerciaux sont traditionnellement à un haut niveau et ne doivent pas souffrir à cause des caprices du ministère des Affaires étrangères – Foreign office, considère notre observateur Alexandre Vatoutine.
    Pour Londres le scandale à propos de la mort de l’ex-citoyen russe Litvinenko a été une bonne occasion pour enclencher le plan de détérioration des relations avec Moscou. Trop nombreux sont ceux à Downing Street à qui déplaît la volonté de la Russie de mener une politique étrangère indépendante, et surtout d’entretenir un dialogue d’égal à égal avec ses partenaires. Ils sont visiblement des nostalgiques des années 90 du siècle dernier, quand Moscou montrait franchement de la faiblesse et était souvent menée à la bride par l’Occident.
    L’élimination de la crise économique en Russie a réuni des conditions à un essor impétueux de sa coopération économique avec l’Occident, dans laquelle la Grande-Bretagne tient une place en vue. Et même si l’économie et la politique vont toujours main dans la main et dépendent l’une de l’autre, cette dernière risque d’aller sans la première. Des hommes politiques, y compris à Londres, le comprennent, en dépit d’un échange de propos inamicaux. C’est, sans doute, pour cette raison que l’ambassadeur britannique à Moscou Antony Brenton s’est exprimé pour une élimination plus rapide de la crise dans les rapports entre Londres et Moscou et a souhaité garder les liens économiques « fleurissants » entre son pays et la Russie. Pour ce qui concerne Moscou, ici on n’a jamais voulu de crise. Voici ce que dit le vice-président de l’Union russe des industriels et des entrepreneurs Igor Iourgens.
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    Nos rapports économiques sont actuellement assez bons : 17 milliards de $ de chiffre d’affaire n’est pas une limite, il grandit. De 7 à 8 milliards de $ d’investissements directs accumulés plus ceux, à part, de la BP. Les Anglais sont capables de passer de leur 4e position à la 1re pour cet indicateur. Les Russes aussi se servent activement des marchés financiers britanniques, comme des mieux adaptés à nos conditions. Vnechtorgbank et Rosneft y ont fait l’année dernière des placements records pour 17 milliards de $. Nous connaissons un moment difficile en politique. Laissons les professionnels s’y débrouiller. Mais ne mêlons pas l’économie là-dedans. Et je crois que ceci va atténuer aussi les rapports politiques bilatéraux.
    Moscou a donné clairement à comprendre qu’elle considérait la crise dans ses rapports avec Londres comme passagère, et d’autan moins elle n’a pas l’intention de les détériorer en créant des problèmes aux investisseurs qui ont fait leurs placements et à ceux qui envisagent seulement de le faire.

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