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    RUSSIE-ETATS-UNIS : LE MARCHANDAGE CONCERNANT LES PROBLEMES INTERNATIONAUX CLE N’EST PAS DE MISE

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    Les Etats-Unis sont prêts à faire des concessions à la Russie au sujet du Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe dans l’espoir d’en assouplir la position sur le Kosovo et l’Iran., écrit le journal « International Herald Tribune », citant des sources diplomatiques.

    Les Etats-Unis sont prêts à faire des concessions à la Russie au sujet du Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe dans l’espoir d’en assouplir la position sur le Kosovo et l’Iran., écrit le journal « International Herald Tribune », citant des sources diplomatiques.
    Parmi les concessions de la Maison Blanche au Kremlin, écrit notre observateur politique Victor Enikéev, il faut citer mentionner également l’intention des Etats-Unis de différer le déploiement de leur bouclier antimissile en Pologne et en Tchéquie, catégoriquement rejeté par la Russie. On se souvient dans ce contexte des propos tenus par le patriarche de la diplomatie américaine Henri Kissinger, qui a comparé la politique de la Russie à un jeu d’échecs et celle des Etats-Unis à un jeu de cartes. Dans ce cas concret, il s’agit d’un jeu qui relève de tricherie diplomatique. Que faut-il entendre par là ?
    Dans le cas du Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe, les Etats-Unis sont à court de temps, le moratoire, concernant ce traité, déclaré par le président Poutine ,entrera en vigueur le 12 décembre. Ce fut une mesure forcée, les Etats-Unis et les pays de l’OTAN n’ayant jamais respecté, mais violé ce document et avancé leur dispositif militaire vers les frontières russes. Il s’agit là d’une situation hautement injuste. Cherchant à sauver la face, Washington parle de concessions à la Russie. Un tableau similaire s’établit autour des projets américains concernant le bouclier antimissile en Europe. L’ancien secrétaire d’Etat adjoint Strowb Talbott en a parlé cette semaine au comité des affaires étrangères de la Chambre des représentants. Les Etats-Unis, a-t-il constaté, se trouvent dans une position fort inconfortable.
    Cherchant à faire bonne mine au mauvais jeu, Washington cherche en même temps à arracher à Moscou des concessions au sujet de l’indépendance du Kosovo et d’une politique encore plus ferme des Etats-Unis envers l’Iran. Le calcul est simple. Le processus de ratification du Traité par tous les pays de l’OTAN, que souhaite Moscou, pourrait se prolonger durant un délai indéterminé, et son issue est incertaine. Quant à la promesse de surseoir au déploiement des bases antimissile en Europe, on pourrait facilement la reprendre, alors que l’indépendance du Kosovo sera sans retour. Cependant, les projets belliqueux des Etats-Unis concernant l’Iran, qui n’excluent pas des frappes militaires, pourraient dégénérer en un drame pour le Proche Orient et l’ensemble de la situation internationale.
    On voit donc quel sorte de jeu Washington veut imposer à Moscou. La Russie, elle, pratique une politique étrangère souple, n’excluant, mais supposant des compromis mutuellement acceptables. Mais la Russie ne bradera jamais les principes fondamentaux de sa politique étrangère, ni les intérêts de la sécurité nationale et de la stabilité dans le monde. Le marchandages n’y est pas de mise.

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