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    LA CONDITION PRINCIPALE DE LA RUSSIE CONCERNANT LE FCE : TOUS LES PAYS DEVRAIENT Y PARTICIPER SUR UN PIED D’EGALITE.

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    Dans un article, signé conjointement dans le journal allemand « Frankfurter Allgemeine Zeitung », les ministres des affaires étrangères d’Allemagne et de France Franck-Walter Steinmeier et Bernard Kouchner ont invité la Russie à ne pas se retirer du Traité sur les forces conventionnelles en Europe.

    Dans un article, signé conjointement dans le journal allemand « Frankfurter Allgemeine Zeitung », les ministres des affaires étrangères d’Allemagne et de France Franck-Walter Steinmeier et Bernard Kouchner ont invité la Russie à ne pas se retirer du Traité sur les forces conventionnelles en Europe.
    Pour les chefs de la diplomatie allemande et française, le FCE est « une ancre de stabilité et de sécurité européenne », dont l’abrogation est susceptible de relancer la course aux armements, écrit notre observateur Anatoli Potapov. Les ministres parlent des préoccupations que suscite l’intention de la Russie de se retirer du Traité, mais ne mentionnent pas la raison principale de cette situation. Or, celle-ci est simple : la Russie a formulé une condition principale et bien justifiée : que tous les pays participant au Traité y soient absolument égaux.
    Cependant, il n’est pas question de sécurité égale pour la Russie, tous les armements des pays ,qui étaient jadis membres du Pacte de Varsovie, ayant grossi le potentiel de l’OTAN. De ce fait, suite à l’élargissement de l’Alliance , toutes les limitations des armements, imposées par le Traité, ont été dépassées. Les projets de l’OTAN d’installer des bases militaires en Roumanie et en Bulgarie aggraveront davantage le problème. De ce fait, le Traité ne garantit plus l’équilibre stratégique prévu auparavant. Au cours de la réunion du Conseil Russie-OTAN, qui s’est tenue mercredi dernier aux Pays Bas, le ministre russe de la Défense a énuméré les actions qui pourraient sauver le Traité. Il faut qu’il soit ratifié par tous les membres de l’OTAN sans exception et que cessent les tentatives de mettre en cause la sécurité de la Russie par des armements inégaux sur la base du traité existant. L’expert du désarmement et du règlement des conflits à l’Institut russe de l’économie mondiale et des relations internationales Alexandre Pikaev expose son point de vue sur la situation concernant ce Traité :
    Les ministres des affaires étrangères d’Allemagne et de France, dit Alexandre Pikaev, ont en fait avoué qu’ils n’ont pas réussi à convaincre les pays de l’OTAN de faire des concessions à la Russie, et leur déclaration peut être considérée comme un acte de désespoir. Ils auraient dû l’adresser aux pays de l’OTAN et tout d’abord à leurs propres gouvernements. Si l’Allemagne et la France avaient ratifié ce document, la situation aurait été différente. Il faut réfléchir à un document de rechange , qui prendrait en considération les intérêts de tous les pays concernés, dit Alexandre Pikaev.
    La chambre basse du parlement russe discutera le 6 novembre de la situation concernant le Traité et prendra une décision. Si l’Occident n’infléchit pas sa position, Moscou se retirera du traité le 12 décembre , 15O jours après son préavis de moratoire.

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