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    L’HEROISATION DU NAZISME EST UNE TENTATIVE DE REECRIRE L’HISTOIRE DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE

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    La tendance de glorifier le nazisme, dont nous sommes aujourd’hui témoins dans plusieurs pays européens, tende à réviser les résultats de la Seconde guerre mondiale et, en fin de compte, à nier le rôle de l’Union Soviétique dans la victoire sur le fascisme.

    La tendance de glorifier le nazisme, dont nous sommes aujourd’hui témoins dans plusieurs pays européens, tende à réviser les résultats de la Seconde guerre mondiale et, en fin de compte, à nier le rôle de l’Union Soviétique dans la victoire sur le fascisme. Selon notre observateur Alexandre Vatoutine, cette conclusion a été tirée par les participants à une table ronde, qui s’est tenue à Moscou et qui avait pour thème « La Lettonie, la Lituanie, l’Estonie, l’Ukraine, la Croatie et l’Autriche : les tentatives de glorifier le fascisme ».
    La table ronde avait pour hôte le grand historien israélien Efraim Zuroff, directeur du centre de Simon Wiesenthal à Jérusalem, qui fait la chasse aux criminels nazis.
    Les tentatives de réécrire l’histoire ont dernièrement été portées au rang de politique d’Etat, ce qui est particulièrement visible en Estonie et en Lettonie, où selon Efraim Ziroff, les anciens nazis sont devenus des combattants pour la liberté et les ainsi dits « criminels communistes » font l’objet de poursuites. Aucun criminel nazi n’a été poursuivi, ni condamné dans les pays baltes. Près de 2OO mille Juifs ont été exterminés pendant la Seconde guerre mondiale rien qu’en Lituanie, et 37 mille Lituaniens, ayant combattu aux côtés des fascistes, y ont été impliqués. Seulement près de 8 mille en ont été châtiés, et ceux qui sont encore vivants non seulement ont été réhabilités, mais aussi portés au rang de héros, alors que les vétérans de l’armée Rouge et les anciens partisans sont devenus des proscrits.
    Le représentant du Centre de Simon Wiesenthal est aussi alarmé par la situation en Ukraine, où les nationalistes locaux sont considérés comme des combattants pour la liberté, et leur leader Roman Chukhévitch est devenu à titre posthume Héros de l’Ukraine. Les vétérans de la guerre et les représentants des organisations juives ukrainiennes y ont vu un outrage. Tout cela démontre l’intention de faire passer le fascisme pour un fait progressiste dans la lutte contre le communisme. Cette thèse, qui existe depuis longtemps, est devenue surtout populaire ces temps derniers. Voici l’opinion de notre expert Igor Maximytchev.
    Selon cette thèse, la Russie serait une menace pour l’Europe. Il faudrait donc s’en séparer si l’on ne parvient pas à la supprimer. Tout cela conduit à la glorification du nazisme qui, quels qu’en soient les défauts dans l’interprétation occidentale (comme l’extermination des Juifs) a rempli sa fonction principale- il a lutté contre la Russie…. Il s’ensuit qu’ayant défait le fascisme l’Union Soviétique a fait un tort à l’Europe ce qui lui vaut un blâme et un rejet même pour sa victoire sur le fascisme.
    Donc, tout est mis sens dessus dessous. Le pays qui a sauvé le monde en serait lui-même coupable, et les nazis apparaissent comme des sauveurs de l’Europe.

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