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    ISRAELIENS ET PALESTINIENS ONT ENTAME DES NEGOCIATIONS PORTANT SUR DE FOND DU CONFLIT

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    La délégation israélienne et palestinienne ont terminé ce lundi le round des consultations où il était décidé de poursuivre le dialogue sur le fond du conflit bilatéral sans la présence des médias.

    La délégation israélienne et palestinienne ont terminé ce lundi le round des consultations où il était décidé de poursuivre le dialogue sur le fond du conflit bilatéral sans la présence des médias. Les parties ne parlent pas d’autres résultats de la rencontre, préférant communiquer à huis clos. L’expérience des délibérations précédentes suivies par les reporters montre que cela suscite une radicalisation des positions, une déformation des déclarations, une croissance des espérances, un désenchantement et comme dernier résultat, la violence. S’il faut choisir entre les titres dramatiques des articles dans la presse et les résultats, je préfère ces derniers, a dit la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni.
    Ces questions étaient les suivantes : le tracé des frontières d'un futur Etat de Palestine, le démantèlement de colonies de peuplement en Cisjordanie, le statut de Jérusalem, le sort des réfugiés palestiniens, la sécurité, les ressources aquatiques. Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas estime qu’il s’agit des questions les plus importantes depuis les sept dernières années. On comprend l’optimisme du leader palestinien. Pour la première fois, les Israéliens ont consenti à discuter les sujets qu’ils évitaient auparavant. C’est l’avis de l’orientaliste russe Anatoly Egorine.
    Avant tout, il faut qu’Israéliens et Palestiniens entament des négociations. Bien sûr, il existe beaucoup de problèmes ; les réfugiés (ils sont trois millions), Jérusalem oriental, car les Palestiniens exigent d’en faire aussi la capitale de leur état, les problèmes économiques… En plus, il existe des désaccords parmi les Palestiniens.
    Des résultats positifs des consultations peuvent engendrer le rétablissement de la situation qui existait avant juin 1967. C’est ce que prônent les pays arabes qui réclament le retrait d’Israël des territoires occupés il y a 41 ans comme une condition de normalisation des relations bilatérales. Le statut de Jérusalem est aussi une composante de l’approche panarabe au problème de règlement. Si la partie musulmane de la ville recevait le statut de capitale de l’état palestinien qui sera créé, les islamistes radicaux se sentiraient rassurés. Cela concerne également le problème des réfugiés qui existe depuis 60 ans, autant que le conflit palestino-israélien.
    Le fait qu’Israël admet l’existence de ces problèmes et son accord pour les discuter permettra aux Palestiniens de procéder à la réalisation de ce point de la feuille de route sur lequel insistait Tel-Aviv : refréner la violence. Mahmoud Abbas pourra alors rehausser son prestige dans les territoires palestiniens et priver le mouvement le HAMAS qui contrôle la bande de Gaza d’arguments contre les contacts avec Israël. Abbas a espéré que l’accord, en cas de sa signature, amènerait au règlement définitif, donc, à la création d'un Etat de Palestine indépendant.



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