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    LA SERBIE N’ENTEND PAS ECHANGER SON INTEGRATION A L’UNION EUROPEENNE CONTRE LA PERTE DU KOSOVO

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    Bruxelles doit choisir entre la signature avec Belgrade d’un accord, prévoyant le début de l’intégration de la Serbie dans l’UE et l’envoi de sa mission au Kosovo.

    Bruxelles doit choisir entre la signature avec Belgrade d’un accord, prévoyant le début de l’intégration de la Serbie dans l’UE et l’envoi de sa mission au Kosovo. L’un exclut l’autre, a déclaré le Premier ministre de Serbie Vojislav Kostunica, en commentant la collision politique donnée.
    On doit expliquer que Bruxelles entend instituer au Kosovo sa représentation en remplacement de la mission de l’ONU se trouvant actuellement dans cette province. On craint non sans raison à Belgrade que n’étant pas liée par la résolution du Conseil de Sécurité (CS) de l’ONU, la mission européenne ne commence à appliquer le fameux « plan Ahtisaari », envisageant de doter le Kosovo d’une soit disant indépendance contrôlée. En fait on propose à la Serbie d’échanger l’entrée à l’UE contre la perte du Kosovo. Belgrade se dit prête à signer avec l’UE un accord uniquement à condition du maintien de l’intégrité territoriale de la Serbie. Voici ce qu’a dit à ce sujet dans sa récente interview à l’une des stations de radio russes l’ambassadeur de la Serbie à Moscou Stanimir Vukicevic :
    La position de la Serbie demeure inchangée : le Kosovo n’est pas un objet de marchandage. Nous considérons que l’intégration de la Serbie dans l’UE et le règlement du problème du Kosovo doivent être des processus indépendants l’un de l’autre. Nous considérons comme inacceptable que le règlement du problème du Kosovo soit le prix de notre intégration dans l’UE. Cela veut dire que la Serbie luttera jusqu’au bout pour le maintien de sa souveraineté et de son intégrité territoriale.
    Belgrade argumente sa position aussi par ce qu’en cas de la réalisation des plans de l’UE à l’égard du Kosovo, un précédent dangereux sera créé pour d’autres pays où des problèmes semblables existent. Pour cette raison, partant de la nécessité de respecter les valeurs européennes, la Serbie exige de l’UE de ne pas violer son intégrité territoriale et d’annoncer clairement le refus du plan d’envoyer sa mission au Kosovo. A Moscou on partage entièrement un tel point de vue de la Serbie, en appelant à résoudre le problème du Kosovo en observant strictement les normes du droit international et en insistant sur le maintien du rôle fondamental de l’ONU et de son Conseil de Sécurité. Toute autre variante conduira à une violation de la Charte de l’ONU et porteront un coup au système des rapports internationaux en vigueur, estime-t-on à Moscou.


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