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    Le problème du Kosovo est toujours réglé dans le cadre de l’ONU

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    Le problème du Kosovo est toujours réglé dans le cadre des Nations Unies. Les pays membres du CS de l’ONU examineront aujourd’hui le rapport du Secrétaire général de l’ONU Ban Ke-Moon sur la situation dans la région.

    Le problème du Kosovo est toujours réglé dans le cadre des Nations Unies. Les pays membres du CS de l’ONU examineront aujourd’hui le rapport du Secrétaire général de l’ONU Ban Ke-Moon sur la situation dans la région.
    Le Conseil travaille en deux régimes : ouvert et fermé. Les délégués écouteront d’abord le rapport du président de Serbie Boris Tadic. Après cela la séance se déroulera à huis clos. Une telle procédure a été concertée mardi. Les pays occidentaux ont insisté sur la nécessité de réserver aux parties serbe et albanaise le droit d’assister aux conditions égales. Or, cela entre en contradiction avec les règles en vigueur car seul un membre de l’ONU est doté d’un tel droit. Cela ne concerne donc pas le Kosovo.
    Les pays membres du CS ne parviennent pas à s’entendre sur le futur statut de la région serbe habitée essentiellement d’Albanais. Les Etats-Unis et leurs partenaires européens se prononcent pour accorder l’indépendance au Kosovo, les parties au conflit n’ayant pas su rechercher un compromis aux pourparlers de quatre mois. La Russie et plusieurs autres Etats sont d’avis qu’il faut poursuivre les pourparlers. L’octroi de l’indépendance au Kosovo constitue la violation de la Charte de l’ONU et des normes du droit international et crée un précédent susceptible d’attiser le séparatisme en Europe.
    Quant à la Serbie, elle ne tolérera pas la séparation du Kosovo. Il s’agit des mesures politiques et économiques à l’égard de Pristina et de ses alliés. Au micro le politologue Boris Chmelev :
    Le gouvernement serbe est prêt à faire tout pour défendre ses intérêts. Certes, la Serbie a des possibilités limitées. La rupture des relations diplomatiques avec les pays européens, avec les Etats-Unis, avec un grand nombre de pays arabes ne promet pas de changements substantiels. Les forces sont incomparables. Le Kosovo bénéficie du soutien de l’OTAN et de l’UE. Néanmoins, la proclamation de l’indépendance du Kosovo et son soutien par l’Europe et les Etats-Unis violent les principes du droit international.
    Le CS de l’ONU n’approuvera pas la séparation du Kosovo. De ce fait, les personnalités officielles de l’UE se sont montrées disposées fin 2007 à assumer la responsabilité de l’avenir de la région et à y envoyer leur mission. Or, il est nécessaire que la Serbie donne son consentement et le CS accorde son mandat ce qui est impensable aujourd’hui.


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