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    LA CRISE AU CAUCASE NE SE REPERCUTERA PAS SUR LA PARTICIPATION DE L’EUROPE AU PROJET ENERGETIQUE AVEC LA RUSSIE

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    La crise au Caucase ne se répercutera pas sur la participation de l’Europe au projet énergétique avec la Russie.

    La crise au Caucase ne se répercutera pas sur la participation de l’Europe au projet énergétique avec la Russie. Telle est la tonalité des réactions de plusieurs responsables européens aux appels de revoir les rapports économiques avec Moscou après ses actions pour défendre l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie contre l’agression géorgienne.
    Interrogé sur les intentions de son pays de suspendre ou non certains de ses plans dans le secteur énergétique après les événements au Caucase, le Premier ministre de Grèce Konstantinos Karamanlis a remarqué que c’était des choses absolument différentes. Ce qui importe pour nous, c’est une position responsable en matière de solution du problème énergétique de la Grèce à ce moment et à l’avenir. Nous rappelons que le parlement de Grèce a ratifié le 2 septembre l’accord avec la Russie sur la construction du gazoduc « South Stream », par lequel le gaz naturel russe sera livré en Europe et qui sera posé sur le fond de la mer Noire. La Russie met en œuvre le dit projet en coopération avec l’Italie, des pays intéressés comme la Bulgarie et la Hongrie et plusieurs autres partenaires européens.
    La chancelière de la RFA Angela Merkel a fait une déclaration analogue à la radio « Deutschlandfunk ». D’après elle, l’Allemagne s’oppose à la réduction des échanges avec Moscou à cause des événements au Caucase, parce que la Russie est un pays très grand et très riche en ressources naturelles. Angela Merkel n’a pas mentionné à ce propos la construction du gazoduc « North Stream », qui reliera la Russie à l’Allemagne et sera posé sur le fond de la mer Baltique. Mais sans doute elle avait en vue ce projet aussi. Voici comment l’académicien Anatoli Dmitrievski, directeur de l’Institut du pétrole et du gaz, a commenté ces propos dans l’interview donnée à notre correspondant.
    L’Europe souligne ces derniers temps son intérêt à poursuivre le dialogue avec la Russie. La situation au Caucase n’aura pas d’incidence sur le développement des contacts dans le secteur énergétique. Et cela pour deux raisons. La première concerne le pipeline en service Bakou – Tbilissi – Ceyhan. Après les récents événements au Caucase on a commencé à mettre en doute l’efficacité de son fonctionnement. Et à présent il ne peut être question, en général, de nouveaux projets énergétiques dans cette région. Là où la situation politique et économique n’est pas stable les investisseurs ne vont pas, bien sûr, placer leur argent. D’autre part, la Russie a plus d’une fois réaffirmé son attachement aux ententes précédentes, qui ne sont pas à revoir quelque soit la situation : elles ont un caractère de marché et sont mutuellement avantageuses. De part et d’autre les arguments sont fournis en faveur de la nécessité de poursuivre le dialogue énergétique entre l’Europe et la Russie et de ne pas l’exposer à des attaques qui pourraient conduire à la suspension des livraisons des hydrocarbures. Cela parce que la sécurité énergétique de l’Europe dépend pour beaucoup de la coopération avec la Russie, a remarqué Anatoli Dmitrievski.
    Et en général, comme l’a relevé le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, de quelles sanctions graves peut-il s’agir à l’égard du pays qui approvisionne l’Europe en ressources énergétiques ?


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