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    ON NE PEUT EN FINIR AVEC LES PIRATES DU GOLFE D’ADEN QUE SUR TERRE

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    On ne peut mettre définitivement fin à la piraterie dans le golfe d’Aden qu’après l’autorisation du pouvoir de la Somalie aux casques bleues pour une opération au sol dans ce pays.

    On ne peut mettre définitivement fin à la piraterie dans le golfe d’Aden qu’après l’autorisation du pouvoir de la Somalie aux casques bleues pour une opération au sol dans ce pays. C’est ce qu’a déclaré à notre correspondant Anatoli Kolodkine, juge du Tribunal International de l’ONU pour le droit maritime, le président de l’Association du droit maritime internationale.
    Les puissances navales du monde sont pleinement résolues à dégager des pirates effrontés les eaux baignant la Corne Africaine. La situation dans cette région est critique. La communauté internationale ne peut plus accepter l’arbitraire des flibustiers. Nombreux sont des experts à considérer que même une flotte importante ne saura combattre avec succès la piraterie tant que n’auront été détruites les bases des corsaires. La guerre civile dure depuis déjà 20 ans en Somalie. A présent pour sécuriser la région du golfe d’Aden une opération militaire d’ampleur en territoire somalien devient indispensable. Et pour commencer il faut, au moins, armer les équipages des navires commerciaux, considère Anatoli Kolodkine.
    On peut équiper un navire commercial d’armes à feu légères. Mais l’on ne peut pas le doter d’armements lourds, parce que cela risque de soulever des protestations de la part d’autres Etats ou bien il faudra dans ce cas donner au navire le statut de militaire. Tandis que des armes à feu légères seraient, à mon avis, une mesure égale dans la situation présente. Maintenant il est parfaitement clair qu’on doit faire appel à des forces armées des Nations Unies pour liquider les bases côtières des pirates. Pour le moment la résolution de l’ONU ne prévoit pas d’opérations de ce genre, mais je pense que le gouvernement somalien se décidera à une telle démarche. Il ne reste pas d’autre solution.
    Actuellement des bâtiments de guerre de 9 Etats, dont la Russie, patrouille l’Océan Indien et le golfe d’Aden afin de protéger les voies commerciales. Le patrouilleur russe « Neoustrachymy » (l’Intrépide) escorte avec succès des navires bâtant divers pavillon dans la zone menacée. De plus, les navires de guerre de toutes les flottes de Russie participeront à la lutte contre les pirates. Aujourd’hui la résolution de l’ONU permet aux marines étrangères de poursuivre les embarcations des pirates dans les eaux territoriales, a rappelé le juge du Tribunal International de l’ONU pour les droits maritimes Anatoli Kolodkine.
    Le navire de guerre de tout Etat pourchassant une embarcation des pirates bénéficie d’une juridiction universelle. Cela veut dire qu’indépendamment de la nationalité d’un pirate, du pavillon que bât une vedette des corsaires, celle-ci peut être arraisonnée, si le capitaine du navire de guerre a des raisons de considérer qu’il s’agit d’une embarcation des flibustiers.
    Les spécialistes estiment, que jusqu’à 30% de moyens du montant des rançons pour des navires pris en otages sont payés sous forme de pots-de-vin à tel ou tel autre membre du gouvernement somalien. Les corsaires de la Corne Africaine ne s’arrêtent devant rien. Selon des données de l’ONU, rien que cette année il a été enregistré au large de la Somalie 120 actes de pirateries au cours desquels 35 navires commerciales et 600 membres d’équipages ont été pris en otages, dont plus d’une dizaine avec leurs marins sont toujours retenus et pour lesquels les brigands réclament des rançons. Parmi eux le superpétrolier saoudien « Sirius Star » et le bateau ukrainien « Faïna » avec tout un arsenal à son bord, comprenant des dizaines de chars, des centaines de lance-grenades, des pièces de DCA et une quantité énorme de munitions. La veille on a appris que les pirates somaliens s’étaient emparés d’encore un navire – le cargo de Yémen « Adina ». Il n’a pas à perdre une minute. Il faut agir résolument et radicalement. Seule une mobilisation de tous les pays civilisés permettra de triompher de la piraterie.

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