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    LA CRISE GLOBALE « MADE IN USA » DEVRA ETRE SURMONTEE CONJOINTEMENT

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    Intervenant à New York devant les hommes d’affaire, l’ancien économiste en chef de la

    Intervenant à New York devant les hommes d’affaire, l’ancien économiste en chef de la Banque Mondiale, actuellement, professeur de l’université de Colombie Joseph Stieglitz a déclaré que la crise globale avait le label « made in the USA ».
    Le lauréat du prix Nobel a dit : « Nous avons exporté notre philosophie de diminution de régulation de l’économie par l’état, nous avons exporté nos crédits hypothécaires explosifs et actuellement, nous sommes en train d’exporter notre récession ».
    Selon l’économiste américain, « le système financier des Etats-Unis n’a pas accompli sa tâche ». « Il était prévu que celui-ci mobiliserait les fonds d’épargne, placerait des capitaux et éviterait des risques, a dit Stieglitz. Il n’a pas pu accomplir la première tâche car aux Etats-Unis, les épargnes n’existent plus, il a investi les capitaux dans les maisons que les gens ne pouvaient pas se permettre et là où on n’en avait pas besoin. Au lieu d’aider à éviter des risques, il les créait ». Le Prix Nobel de l’économie croit que le système financier américain vicieux a besoin de réformes profondes. Il a noté ensuite : « Les problèmes de notre système financier sont des symptômes de problèmes plus profonds de la version moderne du capitalisme dans sa variante américaine ».
    Joseph Stieglitz trouve trop optimiste les prévisions du chef du système fédéral américain de réserve Ben Bernanke, diffusées mardi dernier à la réunion du congrès. Selon ses prévisions, il existe une probabilité justifiée que la récession finirait au cours de cette année et que le pays connaitrait une nouvelle hausse économique en 2011. Tant que les réformes restent cosmétiques et non profondes, il existe un risque important que la sortie de la crise ne commencera pas vite, croit Joseph Stieglitz.
    Il n’est pas facile de comprendre que dans ce contexte, l’expression « réforme cosmétique » se rapporte au nouveau programme anticrise du président Barak Obama. Pourtant, il approuve le projet du chef d’état américain de stimuler l’économie.
    Le célèbre économiste russe Boris Kagarlitski, qui partage les idées de la gauche, est du même avis. Il est encore plus réservé au sujet du nouveau programme anticrise :
    En fait, il s’agit d’un programme transitoire pour apprendre à la société américaine de nouvelles méthodes économiques et de nouvelles approches. C’est que l’Amérique devra subir des changements radicaux : l’attachement des Américains au marché libre, aux impôts bas, à l’initiative privée perdent leur actualité. Il serait ridicule de considérer les méthodes américaines comme une panacée, ou un exemple à suivre pour la Russie. Elles ne seront pas efficaces aux Etats-Unis, en Russie – encore moins.
    La conclusion principale que fait l’ancien économiste en chef de la Banque Mondiale, le professeur de l’université de Colombie Joseph Stieglitz au sujet de la situation économique actuelle est la suivante : les Etats-Unis ne pourront pas tout seuls sortir de la crise. Il a plaisanté amèrement : la crise globale porte le label « Made in the USA ». Pour la combattre, il faut des efforts conjoints. Le premier pas sérieux sur cette voie pourrait être fait à Londres lors du sommet du G20.


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