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    SERGEI LAVROV : LES PROPOS SUR LES DROITS DE L’HOMME NE PEUVENT PAS SE BASER SUR UNE PERCEPTION PARTIALE

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    Moscou est prêt à discuter toute question sur les droits de l’homme avec des partenaires européens ou américains, mais ces propos ne peuvent pas se baser sur une perception partiale, il faut des faits.

    Moscou est prêt à discuter toute question sur les droits de l’homme avec des partenaires européens ou américains, mais ces propos ne peuvent pas se baser sur une perception partiale, il faut des faits. Le chef de la diplomatie russe Sergei Lavrov a fait cette déclaration à l’issue des négociations avec son collègue danois Per Stig Moeller.
    A la veille, le département d’état américain avait publié son rapport annuel sur la situation avec les droits de l’homme dans le monde. Les pays où ces droits sont le plus souvent violés ont été soumis à une critique. Dans la liste des pays-voyous, figurent la Chine, Cuba, l’Iran, l’Irak, le Pakistan, l’Afghanistan, le Soudan, la Somalie, Myanmar et Zimbabwe, mais c’est la Russie qui a été le plus critiquée. La secrétaire d’état américaine Hillary Clinton affirmait, en présentant ce document, qu’en matière des droits de l’homme, la Russie suit une trajectoire descendante. Washington considère que la centralisation du pouvoir entre les mains du président et du premier ministre est dangereuse, ainsi que l’absence d’élections honnêtes et libres. Le département d’état a accusé la Russie d’avoir mené en aout dernier des opérations militaires contre la Géorgie. Pourtant, plusieurs défenseurs des droits de l’homme considèrent l’agression géorgienne comme un génocide contre les Ossètes.
    Commentant le rapport du département d’état américain sur les libertés démocratiques en Russie, Sergei Lavrov a noté que des déclarations pareilles devaient être basées sur des faits et non des approches partiales.
    La Russie n’évite pas les discussions sur des sujets différents avec les partenaires européens ou américains. Traditionnellement, les droits de l’homme figurent dans la liste des questions à discuter. Nous sommes prêts à examiner tous les aspects qui provoquent de l’inquiétude chez nos partenaires. Le principal, c’est que la conversation soit basée sur les faits, une perception impartiale de la situation. Il ne faut pas remplacer les procédures juridiques par les raisons politiques, s’ingérer dans les actions du pouvoir judiciaire. Nous suivons de près nous-mêmes la situation avec le respect des droits de l’homme dans le monde. Avant tout, cela nous intéresse du point de vue du respect des droits de nos concitoyens et des minorités ethniques. Nous mettons toujours à l’ordre du jour ces questions lors des consultations avec nos collègues européens et américains, a noté Sergei Lavrov.
    Le diplomate a rappelé qu’il existe en Russie un ombudsman dont la tâche principale est d’analyser la situation dans le pays. Nous avons des problèmes dans ce domaine, nous en parlons ouvertement et nous publions nous-mêmes des rapports, a noté le chef de diplomatie russe.
    Présentant le rapport, Hillary Clinton a rappelé que les Etats-Unis incarnaient la primauté de la loi et des droits de l’homme. Ce ton pathétique se marie mal avec les violations régulières par les Américains des droits de l’homme en Irak et en Afghanistan, avec les prisons volantes de la CIA et les actions des Etats-Unis, sans aucune sanction du Cs de l’ONU, dans plusieurs régions du monde.




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