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    POLOTNIANY ZAVOD : MARS 1943 – JUILLET 2009

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    Vous êtes à l’écoute de la « Voix de la Russie »! Notre correspondant Igor Yazon

    Vous êtes à l’écoute de la « Voix de la Russie » ! Notre correspondant Igor Yazon termine aujourd’hui le cycle d’émissions sur l’ouverture dans le village Polotniany Zavod de la stèle commémorative aux pilotes de l’escadrille légendaire « Normandie-Niemen » et la participation des membres du club sportif de Tremblay-en-France ayant organisé le vélorallye international entre leur ville et Polotniany Zavod consacré au 65ème anniversaire de l’achèvement da la Seconde guerre mondiale qui sera célébré l’année prochaine.
    Nous avons parlé dans notre émission précédente du vélorallye et de l’histoire du village Polotniany Zavod. Instruits à Ivanovo, y ayant appris à piloter les chasseurs soviétiques Yak, 14 pilotes de l’escadrille ont atterri le 22 mars 1943 à l’aérodrome du village Polotniany Zavod. Ils prenaient pendant plusieurs mois le départ depuis cet aérodrome. Voici ce que dit Maria Kouzmina, directeur du musée de l’histoire du régiment « Normandie-Niemen » dans une école de Kalouga :
    Ils ont appris à voler au-dessus de nos terres couvertes de neige, se souvient Maria Kouzmina et il a été très difficile d’atterrir lorsque le soleil brillait. Il y a eu parmi eux beaucoup de pilotes et de mécaniciens qui n’ont jamais vu la neige parce qu’ils sont arrivés en Russie d’Afrique, du Proche-Orient. Ils ont reçu en mars des généraux Charles de Gaulle et Petit l’ordre d’engager les opérations armées au front russe. Le lieutenant Preziosi et le commandant Jean-Louis Tulane ont pris les premiers le départ de l’aérodrome dans la région de Kalouga. Ils ont reçu l’ordre d’escorter deux bombardiers P2 ayant entrepris les vols pour bombarder les échelons allemands à Roslavl. Quand ils s’approchaient de la cible, nos bombardiers ont été attaqués par les « Focke-Wulf » allemands. Les pilotes français ont abattu à l’issue d’un combat aérien deux avions de l’adversaire ayant ouvert la liste de 273 avions hitlériens abattus au total par les pilotes du régiment « Normandie-Niemen » au front soviétique.
    Un peloton de cyclistes français et russes apparaît au son de la chanson soviétique connue consacrée à « Normandie-Niemen » et d’applaudissements des centaines d’habitants du village et des localités voisines sur la place où sera enlevée la couverture de la stèle. Une chanson française d’avant-guerre suit la chanson russe. Les pilotes du régiment l’ont écoutée, peut-être, en hiver 1943 dans le village Polotniany Zavod.
    Un délégué français interprète la chanson sans phonogramme. Et ensuite Maria Kouzmina lit en français sa poésie consacrée à « Normandie-Niemen »:
    Tout le monde attend le moment solennel d’ouverture de la stèle et notre correspondant s’entretien avec un représentant de la compagnie « Citroën », sponsor du rallye Tremblay-en-France – Polotniany Zavod.
    Et encore une interview recueillie auprès de Viatcheslav Polianski, ancien combattant de la guerre habitant dans le village. Il a maintenant 83 ans et s’est entretenu pour la première fois à l’âge de 15 ans avec les pilotes français dans son village natal … Quand est-ce que cela s’est produit ?
    C’était en hiver 1943. Nos bombardiers y étaient installés, se souvient Viatcheslav Polianski. Ils étaient invisibles depuis l’air. Les fascistes ont bombardé l’aérodrome et nous avons déblayé la piste de décollage. Nos pilotes bombardaient les avions hitlériens et les pilotes français les escortaient. Ils se sont déplacés par la suite à un autre aérodrome pour participer aux batailles au saillant d’Orel où ils ont abattu 22 avions hitlériens.
    Comment ils se sont entretenus avec les habitants locaux ?
    Ils habitaient dans des appartements privés, dans certaines maisons dont les habitants ont péri. Peut-être, quelqu’un s’en souvient, dit Viatcheslav Polianski. Les jeunes filles voulaient faire connaissance avec les Français. Il y a eu chez nous des endroits où l’on se rencontrait. J’avais alors 15 ans et à 17 j’ai été mobilisé. Tout le monde : les jeunes filles et les pilotes russes, les adolescents essayaient de parler, échangeaient de gestes. Ils étaient de braves gars, ces pilotes français.
    Voici ce que dit l’historien Mark Voiev, directeur du Musée Normandie-Niemen dans une école du village Polotniany Zavod. Il existe, soit dit à propos, en Russie près d’une centaine de musées de l’école consacrés à l’escadrille française glorieuse.
    Nina Preobrajenskaia a mobilisé les écoliers, dit Mark Voiev. Tout le monde s’est réjoui, les français étaient de braves gars. Ils nous apportaient le kérosène car il n’y avait pas d’électricité. Ils nous donnaient parfois du chocolat, chose très rare chez nous. On échangeait du chocolat contre les concombres salés, la choucroute avec des pommes de terre chaudes qu’ils aimaient bien. Les Français étaient beaux et sociables. Il reste dans le village quatre vieilles qui dansaient et s’embarrassaient sans doute avec ces pilotes quand elles étaient jeunes.
    Le moment d’ouverture solennelle de la stèle est venu. Nous en avons parlé le 29 juillet dans notre première émission du cycle consacré à l’escadrille « Normandie-Niemen » ayant pris en mars 1943 le départ de l’aérodrome militaire dans le village Polotniany Zavod, dans la région de Kalouga. Vous pouvez suivre les émissions du cycle et voir la stèle sur le site Internet de la « Voix de la Russie » www.ruvr.ru


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