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    Au sommaire de cette édition : La crise mondiale et la vie après la crise Les enseignements

    Au sommaire de cette édition :
    La crise mondiale et la vie après la crise
    Les enseignements de l’accident à la centrale Saïano-Chouchenskaïa
    Les pays de l’Organisation du Traité sur la sécurité collective
    Le Musée de l’histoire des troupes soviétiques et russes est ouvert en Allemagne

    La crise mondiale et la vie après la crise

    Comment surmonter la crise économique ? Les grandes puissances mondiales essaient de répondre à cette question. La Russie, doit-elle suivre le modèle européen ou choisir le sien ? Comment assurer la sécurité globale et la démocratie en période de crise : qu’est-ce qu’il faut sacrifier à la réalisation de cet objectif ? Ces questions et d’autres encore seront abordées à la conférence internationale qui aura lieu à la mi-septembre à Yaroslavl. Les politiciens, les scientifiques, les diplomates, les experts russes et étrangers en vue engageront les débats acharnés au forum « L’Etat contemporain et la sécurité globale ». Le président de Russie Dmitri Medvedev doit y participer.
    L’époque de construction étatique sans alternative est révolue. Selon le politologue russe Gleb Pavlovski, président de la Fondation pour une politique efficace, la crise a déblayé le terrain et il est temps de préciser les règles du jeu. Les délégués au forum à Yaroslavl essayeront de le faire. « Nous voulons former un monde sécurisant et il faut décider comment doit être la politique intérieure d’un Etat contemporain pour qu’elle ne mette pas en cause l’ordre mondial, a souligné Gleb Pavlovski. Selon le politologue, il n’existe pas de modèle unique de démocratie bien que les Etats-Unis aient essayé d’imposer les standards du « pouvoir du peuple ». Cependant, le cataclysme financier global ayant paralysé les économies du monde entier, a démontré l’inconsistance de cette thèse, les pays de l’UE vivement critiqués par le passé par les Etats-Unis vu leur attitude « par trop socialiste » s’étant fait valoir mieux que les autres dans la lutte anticrise.
    Les pays comme l’Allemagne et la France sont moins endommagés que les Etats-Unis, donc la diversité des modèles s’avère efficace et il faut échanger d’expérience en la matière.
    La société a besoin de réformes, estime l’expert, et l’administration doit prêter attention aux initiatives d’en bas. Qui plus est, l’élite au pouvoir se prononce pour un dialogue avec le peuple. Les mécanismes d’une telle coopération focaliseront l’attention des délégués au forum « L’Etat contemporain et la sécurité globale » à Yaroslavl. Ils espèrent élaborer les initiatives constructives qui seront formulées par la suite dans le Message du président Dmitri Medvedev à l’Assemblée fédérale.

    Les enseignements de l’accident à la centrale Saïano-Chouchenskaïa

    De nouveaux standards de construction des centrales hydrauliques seront élaborés sur la base des résultats de l’enquête sur les causes de l’accident à la centrale Saïano-Chouchenskaïa. Telle est l’opinion des experts.
    Il est clair qu’il faut rechercher, en élaborant les projets de centrales, de nouvelles variantes de disposition de l’infrastructure, de systèmes de gestion automatique et de liaison. Tous ces systèmes ont été à un niveau très bas à la centrale Saïano-Chouchenskaïa. L’enquête minutieuse sur les raisons de l’accident à la centrale des plus grandes en Russie suggérera d’autres instruments de perfectionner les constructions et d’utiliser de nouveaux matériaux.
    Les chercheurs de la filiale sibérienne de l’Académie des sciences de Russie participent à l’enquête. Ils sont en train d’examiner les données de la station séismologique « Tcheremouchki » qui se trouve à proximité de la centrale. Les experts étudient les données des capteurs ayant enregistré le moment de l’accident, le processus de destruction des turbines, les changements de l’amplitude des oscillations du déversoir avant et pendant l’accident. Les chercheurs ont pratiquement exclu un coup fort ou une explosion, les capteurs n’ayant pas enregistré de puissants chocs sismiques.
    Certains experts attribuent la catastrophe aux processus insignifiants mais permanents. Au micro le directeur de l’Institut de stratégie énergétique Vitali Bouchouev :
    J’ai été plus d’une fois à la centrale Saïano-Chouchenskaïa et je suis sûr de sa haute qualité. Il est possible que le contrôle du passage de l’eau ait été insuffisant. Or, l’eau pénètre toujours à travers le béton. Probablement, il y a eu des mécomptes.
    L’expérience de Tchernobyl montre que le facteur humain : les actes d’un tel ou tel individu dans un endroit lors de l’accomplissement des fonctions habituelles peuvent jouer un rôle important.
    De l’avis des experts, l’accident à la centrale Saïano-Chouchenskaïa prescrit la nécessité de rechercher de nouveaux standards de construction des installations aussi compliquées. Ils devraient garantir la sécurité ce qui exige l’implantation des technologies de pointe, l’emploi de nouveaux matériaux et de systèmes innovants de contrôle et de diagnostic de l’équipement.

    Les pays membres de l’Organisation du Traité sur la sécurité collective

    La deuxième étape des manœuvres des forces collectives des pays membres de l’Organisation du Traité sur la sécurité collective (OTSC) se déroulera du 19 au 28 septembre en Biélorussie. La première étape a eu lieu au niveau des Etats-majors à Moscou. Les experts se sont entraînés à réagir aux conflits dans les régions de sécurité collective. Maintenant ils essayeront sur les polygones biélorusses le matériel de guerre russe dont sont dotés les forces armées de tous les pays de l’OTSC.
    « Le matériel de guerre est livré à tous les pays de l’OTSC excepté un type d’armement : les forces nucléaires », dit le vice-directeur du Service pour la coopération militaro-technique Constantine Biriouline.
    Le matériel de guerre dont sont dotés nos amis et nous doit avoir les mêmes paramètres pour assurer l’efficacité de son emploi au combat au sein des forces collectives. Le matériel analogue doit être livré à tous les pays membres. Il faut établir les prix en s’appuyant sur le prix intérieur des produits analogues plus les dépenses universellement admises dans le monde : le trafic et les assurances du transfert.
    L’intégration militaire des pays de l’OTSC suppose en plus des livraisons d’armes, la participation conjointe à leur fabrication et la coopération économique en général. Les ententes politiques sont fondées sur une base économique solide ce qui contribue à rapprocher les partenaires, poursuit Constantine Biriouline :
    La coopération sur la base du complexe militaro-industriel pose un fondement pour mettre à profit le potentiel des pays de l’OTSC dans la fabrication et le perfectionnement du matériel de guerre a une importance toute particulière. C’est le fondement solide des ententes politiques.
    Ainsi, la Russie et la Biélorussie déploient les efforts substantiels en vue de moderniser les systèmes de DCA « Bouk ». Il a déjà été essayé sur les polygones russes. La Biélorussie fournit les appareils optiques pour les systèmes blindés russes. Les contacts militaires sont établis avec le Kazakhstan. Ces liens se distinguent de la coopération à l’époque soviétique. De tels rapports ont été établis il n’y a pas longtemps.
    Les parties reprennent les projets avec l’Ukraine qui n’est pas membre de l’OTSC. Cela concerne, en particulier, l’avion de transport militaire An-70. Les ministres de la défense des deux pays ont signé le contrat approprié au récent Salon de l’aérospatiale MAKS.
    Ce projet très intéressant, indique Constantine Biriouline, a été conçu en Union soviétique. Le financement n’a pas été assuré à l’époque. La mise en œuvre du projet donnera une puissante impulsion au développement des liens russo-ukrainiens dans l’aéronautique.
    L’OTSC regroupe la Russie, l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, la Kirghizie, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. L’Organisation a été fondée en 2002 lorsque les pays signataires du Traité sur la sécurité collective ont décidé après la désintégration de l’URSS de transformer leur union en une institution internationale efficace.

    Le Musée de l’histoire des troupes soviétiques et russes s’est ouvert en Allemagne

    Le Musée de l’histoire des troupes soviétiques et russes « Krasnaïa Zvezda » s’est ouvert en Allemagne. Il se trouve à Wunsdorf, dans la banlieue de Berlin où a été stationné entre 1945 et 1994 le groupe d’armée soviétique retiré il y a quinze ans après la réunification de l’Allemagne.
    Wunsdorf est une ville historique qui garde le souvenir de huit millions et demi de nos compatriotes ayant fait leur service sur le territoire allemand, a raconté à notre correspondant le président du Conseil de direction du Musée Alexandre Fours, membre de l’Association Russie-Allemagne.
    Nous avons passé dans nos rapports de la confrontation, de la guerre froide aux liens d’amitié déterminés dans le statut de notre groupe d’armée.
    Ces traditions d’amitié avec l’Allemagne devraient être raffermies comme le leitmotiv de l’histoire d’après-guerre pour que les générations présentes et futures en gardent le souvenir, dit Alexandre Fours.
    Le Musée est institué par le gouvernement du Brandebourg où est situé Wunsdorf. Les compagnies allemandes et les particuliers ont participé à sa fondation ainsi que le Musée central des forces armées de la Fédération de Russie, l’Union des anciens combattants du Groupe d’armée de l’Ouest et le Centre historique et culturel. Les livres, les journaux, les photographies reflétant les étapes différentes des activités du Groupe d’armée de l’Ouest sont exposés au Musée. L’exposition sera complétée.
    Le Musée se propose de présenter la vie de cet « Etat dans l’Etat », du groupe de troupes soviétiques et russes, dit Alexandre Fours. Deux théâtres dramatiques, des centaines de clubs et de maisons d’officiers y ont fonctionné, 21 journaux ont été édités, la radio « Volga » diffusait ses émissions dans six langues. 13 000 véhicules transportaient tous les jours par les autoroutes allemandes du pain pour les militaires et leurs familles.
    Beaucoup de personnalités en vue ont fait leur service ou leurs études en Allemagne de l’Est, par exemple Vladimir Vyssotski. Lev Lechtchenko y a interprété sa première chanson. Plusieurs militaires devenus par la suite grands capitaines y ont fait leur service. Alexei Léonov qui est sorti le premier dans l’Espace y a été recruté dans un détachement de cosmonautes.
    Le rallye international est organisé par l’Association germano-russe et l’Association des écoles de jeunes automobilistes à l’occasion de l’ouverture du Musée de l’histoire des troupes soviétiques et russes et du 15ème anniversaire du retrait des troupes russes du territoire d’Allemagne. L’itinéraire du rallye passe par les autoroutes russes, biélorusses, lituaniennes, polonaises et allemandes. Les fondateurs du Musée entendent instituer un Centre international d’enseignement Russie-Allemagne, l’Ecole d’échecs Anatoli Karpov à Wunsdorf, un Centre de tourisme des jeunes, les expositions du livre et de photographies.

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