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    MOSCOU ET PEKIN REPONDENT A LA CRISE MONDIALE PAR LE DEVELOPPEMENT DE LEUR COOPERATION ECONOMIQUE ET FINANCIERE

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    La crise mondiale pousse la Russie et la Chine vers le renforcement de la coopération en matière de l’économie et des investissements. C'était déclaré par le vice-recteur de l'Académie Diplomatique du Ministère des Affaires étrangères de Russie Evgueny Bajanov dans l'interview exclusive à «la Voix de la Russie» à la veille de la visite officielle du premier-ministre de Russie Vladimir Poutine en Chine. La visite commencera lundi.
    Quelles sphères de la coopération de la Russie et la Chine ont besoin d’une impulsion politique supplémentaire, vu le fait que les prochaines rencontres à Pékin de Vladimir Poutine avec les dirigeants de la Chine visent justement cela?
     La tâche numéro un, c’est, naturellement, la coopération économique. Pour le moment, cela ne marche pas très bien. C'est-à-dire, le commerce grandit, plus exactement, grandissait pendant plusieurs années. Maintenant, c’est la crise, cette année, les échanges commerciaux seront moins gros que l'année passée, mais en tout, les volumes restent solides. Cependant, la structure de ce commerce, certes, ne peut aucunement arranger la Russie. C’est que nous livrons, pour l'essentiel, à la Chine des matières premières. 40 pour-cent de notre exportation sont le pétrole et les produits pétroliers. Ensuite, viennent le bois et d’autres matières premières. Pour le moment, seulement 2 ou 3 pour-cent de notre exportation concernent les voitures et l’équipement, ce qui est mauvais. Donc, en premier lieu, il est nécessaire de changer la structure, et par cela, stimuler des ventes. Deuxièmement, c’est, certainement, le développement de la coopération — non seulement dans le commerce, mais aussi dans d'autres domaines. Les investissements réciproques manquent pour le moment. Les investissements chinois en Russie n'excèdent pas 1 milliard de dollars, les nôtres en Chine sont un peu plus grands. Cela, c’est rien du tout. Et donc, je pense, qu’il en sera question à Pékin.
    De quoi peut-il s’agir, plus concrètement?
     On examine maintenant une série de grands projets liés à la participation des Chinois à l'élaboration des ressources énergétiques chez nous — le pétrole, le charbon, la production de l'énergie électrique et l'exportation de tout cela en Chine. Les Chinois, en principe, ont déjà promis qu'ils mettraient plus de 10 milliards de dollars dans ces projets. C'est de très gros projets, qu'il est difficile de coordonner en une fois. Cela prend du temps. Et, je pense qu’ici, justement, une impulsion politique est nécessaire pour accélérer ce processus. Et nous avançons dans cette direction. C’est, naturellement, très avantageux pour nous — développer les ressources énergétiques et simultanément l'infrastructure de l'Extrême-Orient et de la Sibérie avec la participation des Chinois, et non seulement de ceux-ci, mais peut être aussi des Japonais, et des Sud-Coréens, du capital des autres pays.
    La Russie est assez souvent comparée au wagon accroché à une locomotive chinoise. Comment cela se rapporte au fait que Moscou et Pékin sont des partenaires stratégiques ?
     Je ne pense pas que nous soyons attachés quelque part. Il s’agit de l'intérêt mutuel. Je répète : ils ont besoin du pétrole, du charbon, (ils en ont beaucoup mais pas assez), du gaz, du bois. Ils demandent nos diverses technologies dans le domaine de l'aviation, de l'exploration de l’espace, je ne parle pas des technologies militaires. Eux, ils ont un excédent de produits de consommation, surtout en ce moment, lorsque les exportations vers les Etats-Unis, l’Europe, l’Asie baissent. Donc, il est injuste de parler de locomotive et de wagon. Il s’agit d’un intérêt mutuel et d’interaction.
    Vous pouvez suivre sur le site web de la « Voix de la Russie » le texte intégral de l’interview avec le vice-recteur de l'Académie Diplomatique du Ministère des Affaires étrangères de Russie Evgueny Bajanov.

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