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    Voici les thèmes d’aujourd’hui : Douchanbé a hébergé le Forum mondial sur la migration et le développement. Pour les Jeux Olympiques 2014 Sotchi aura un parc safari. Veliki Novgorod : drame historique « Alexandre Nevski » ouvre la nouvelle saison théâtrale.

    Voici les thèmes d’aujourd’hui :
    Douchanbé a hébergé le Forum mondial sur la migration et le développement.
    Pour les Jeux Olympiques 2014 Sotchi aura un parc safari.
    Veliki Novgorod : drame historique « Alexandre Nevski » ouvre la nouvelle saison théâtrale.

    Douchanbé a hébergé le Forum mondial sur la migration et le développement

    Douchanbé, capitale tadjike, a terminé les travaux du Forum mondial sur la migration et le développement. Le Forum a réuni des délégations des pays d’Asie Centrale ainsi que les représentants de la Russie et de l’Union européenne. Tadjikistan était le point de mire de ce forum. C’est cette république qui reste aujourd’hui l’exportateur principal de la main-d’œuvre vers l’étranger. En 2009 près de 700 mille Tadjiks ont trouvé un emploi en Russie, note notre envoyé spécial Galime Fashoutadinov.
    Le thème principal du forum qui a alimenté les discussions pendant deux jours était le problème de la migration de travail en période de la crise financière globale. Pour les représentants Tadjiks, un des problèmes les plus importants concernait la baisse du nombre de transferts d’argent de leurs concitoyens à partir de l’étranger en Tadjikistan. Elles constituaient la moitié du PIB du Tadjikistan contribuant au développement aussi bien des régions comme du pays entier. « Heureusement, la crise économique mondiale a peu touché la sortie de la main-d’œuvre du Tadjikistan », a remarqué Alicher Yarboboev, chef du département de l’emploi et de la défense sociale auprès du président du Tadjikistan
    L’analyse de la situation a montré qu’il n’y a pas eu de retour en masse. Le scepticisme de certains économistes ne s’est pas justifié. Les gens continuent de partir travailler à l’étranger.
    Près de 98% de migrants de Tadjikistan travaillent en Russie. La moitié en sont employés en bâtiment. C’est ce secteur d’économie qui permet aux gens de gagner pas mal. Voilà la raison pour la montée de prestige des spécialités de bâtiment au Tadjikistan. Mais si avant, les gens partaient en masse désordonnée, aujourd’hui ils sont plus nombreux à partir à l’étranger avec une spécialité et un certificat d’études, constate Anvar Babaev, vice-directeur de l’agence nationale de la défense sociale et de la migration du Tadjikistan.
    Les migrants de travail, de retour au Tadjikistan, déclarent qu’ils veulent acquérir des spécialités de bâtiment. Près de 10% d’entre eux ont manifesté leur désir de devenir chauffeurs. Mais le problème est que le Tadjikistan peut former en une année de 25 à 30 mille professionnels alors que la demande est largement supérieure. Ainsi, nous sommes contraints d’élargir le nombre d’écoles professionnelles.
    Le forum a été le cadre de sessions thématiques, de tables rondes, d’expositions photos et de présentations vidéos. A la fin de la rencontre, une série de recommandations juridiques pour élargir les droits et les capacités des migrants de travail ont été élaborées. Elles prévoient notamment la continuation de la coopération russo-tadjik dans le domaine de la migration de travail et de la défense sociale des migrants.

    Pour les Jeux Olympiques 2014 Sotchi aura un parc safari

    Pour les Jeux Olympiques 2014 Sotchi se dotera d’un parc safari original avec des animaux, des oiseaux et des poissons de toute sorte, et parmi eux certaines espèces rares inscrites sur la Liste rouge. Ce lieu est destiné à devenir un des joyaux du kraï de Krasnodar. Notre envoyé spécial Vladimir Obraztsov en sait davantage :
    La présentation du parc safari a été un succès au Forum international d’investissements à Sotchi. La construction de cet objet a attiré l’attention de nombre d’hommes d’affaires russe et étrangers. Le projet a reçu le soutien de l’administration locale. Les visiteurs atteindront cet endroit exotique par un téléphérique aux cabines confortables. Durant le trajet les visiteurs vont contempler les paysages du Kouban, célèbre pour son caractère pittoresque, ses montagnes majestueuses, ses torrents impétueux et ses chutes d’eau hors du commun. Dans le parc les visiteurs pourront observer la vie des animaux sauvages — tigres, lions, ours et autres représentants de la faune. Des précisions apportés par Boris Paliachvili, directeur de la compagnie « Safari parc » :
    Sotchi, je suis sûr, restera un lieu attirant et intéressant pour nos visiteurs. A part le parc safari nous voulons relier ensemble de tels objets d’importance que les Roches d’aigle, les pentes de la montagne Ahoune, forêt Matsestinsky. C’est très beau, il y a des choses à voir, et – chose très importante – la visite de ces endroits attractifs se fera par funiculaire. Cela préservera la nature dans son état vierge.
    La réalisation du projet prévoit la construction de deux téléphériques. C’est le Comité Olympique qui a décidé qu’il en faut au moins deux. Des cabines abritant de 40 à 50 personnes vont se déplacer à la vitesse de 60 km/h. Dans la plupart des pays les téléphériques fonctionnent dans les stations de sports d’hiver seulement en hiver tandis que Sotchi prévoit leur exploitation toute l’année.

    Veliki Novgorod : ouverture de la nouvelle saison théâtrale

    A Veliki Novgorod le Théâtre dramatique académique Dostoïevski a inauguré la 156ème saison théâtrale par la mise en scène historique « Alexandre Nevski ». Et ce n’est pas un hasard. Au terme d’un vote national l’image du grand prince russe a été choisie comme le symbole historique de la Russie.
    C’est la première fois que ce théâtre ranime les vielles pages de l’histoire de la grande ville, celles de l’époque d’Alexandre Nevski. Des événements historiques sont associés au nom du grand prince. C’est la bataille de la Neva en 1240 à laquelle le Prince doit son titre, et la bataille du lac Peïpous de 1242 qui a opposé Alexandre Nevski aux chevaliers de l’Ordre teutonique. La politique raisonnée du Grand Prince a desserré le joug tataro-mongol qui devrait peser sur la Russie plus de deux siècles jusqu’à 1480. Les 16 années de règne d’Alexandre Nevski dans la république de Novgorod sont considérées comme les années de son fleurissement. Le spectacle a mis en lumière tous les côtés de la vie du Grand Prince. Le décor comprenait les éléments célèbres et caractéristiques de Veliki Novgorod : le portail à l’architecture traditionnelle, la coupole de la Cathédrale Sainte Sophie, les documents sur écorce de bouleau. Tous ces éléments sont représentés d’une manière originale. Les documents sur écorce de bouleau ont été reliés pour former un grand horizon, des piques et des flèches sortent du portail, la coupole s’éclaire brusquement aux moments de la plus grande tension. Il y eu des surprises : les spectateurs ont vu le metteur en scène Sergueï Morozov dans son emploi d’acteur.
    Il était important pour nous de garder cette amitié sincère avec le spectateur. Nous tendions non seulement à relater l’histoire mais aussi à transporter les spectateurs dans cette époque. Le spectacle donne trois images d’Alexandre : garçon, jeune homme, et enfin politicien mûr, stratège et défenseur de la terre russe. Le public visé c’est premièrement les jeunes. Nous avons montré comment le jeune Nevski devient le Grand Prince, comment dès son enfance Alexandre apprend à aimer sa Patrie. Cet amour, il le portera à travers toute sa vie. Pour ses mérites vis-à-vis de la Patrie Alexandre Nevski a été canonisé par l’Eglise Orthodoxe Russe.
    Le spectacle se préparait pendant plusieurs mois et devenu le plus grand projet théâtral de ces dernières années. Toute la troupe du Théâtre dramatique académique Dostoïevski a été engagée. A côté des acteurs éminents le spectacle a donné des rôles aux étudiants des cours théâtraux de l’Université de Veliki Novgorod. « Le nom d’Alexandre Nevski, résume Sergueï Morozov, est cher non seulement aux habitants de Veliki Novgorod, c’est le personnage historique le plus aimé en Russie. Ainsi, nous espérons que ce spectacle deviendra une carte de visite non seulement du théâtre mais de la ville entière.

    Saint-Pétersbourg : festival d’art international « Diagilev. Postscriptum ».

    Saint-Pétersbourg : Festival d’art international « Diaghilev. Postscriptum »
    Saint-Pétersbourg a inauguré le Festival d’art international « Diaghilev. Postscriptum ». La cérémonie a commencé par un ballet de John Neumeier de Hambourg. Le festival consacre le centenaire des Saisons russes en Europe et dure jusqu’au 19 octobre. Notre envoyé spécial Anatoly Novosselov de Saint-Pétersbourg :
    L’idée d’organiser les Saisons Russes en Europe appartient à Sergueï Diaghilev. Fils d’un général de brigade de l’armée tsariste, diplômé de la Faculté juridique de l’Université de Saint-Pétersbourg, Sergueï Diaghilev était passionné par le monde des arts. Dès son enfance, Diaghilev apprend la musique, prend des leçons de chant au Conservatoire de Saint-Pétersbourg auprès du baryton italien Antonio Cotogni et des leçons de composition auprès d’un compositeur russe célèbre Nikolaï Rimski-Korsakov. Diaghilev rejette les nouvelles approches réformistes à l’art et part en Europe où il fait découvrir au monde entier l’art de peintres, comédiens, musiciens et danseurs russes talentueux, qui ont exercé une grande influence sur le développement de la culture mondiale du XXème siècle. A compter de 1909 on appelle ces programmes Saisons Russes. Voici ce que nous raconte Natalia Metelitsa, chef artistique du festival et directeur du Musée théâtral de Saint-Pétersbourg :
    Sergueï Diaghilev est un imprésario et metteur en scène hors de commun. Il a été le premier à faire connaître au monde entier Sergueï Rachmaninov, Nikolaï Rimski-Korsakov et Fiodor Chaliapine. C’est lui qui a lancé Sergueï Prokofiev et Igor Stravinski. Dans son troupe les chorégraphes George Balanchine et Vaslav Nijinski et le danseur Leonid Miassine ont commencé leur carrière. Leur œuvre à élargi le panorama chorégraphique du XXème siècle.
    Diaghilev s’est toujours passionné pour les jeunes talents. Voilà pourquoi nous consacrons deux soirées aux jeunes talentueux. En philharmonie les meilleures voix de la Russie chantent des airs des plus grandes opéras russes, tandis que les étudiants de l’Académie du ballet Vaganova donnent des concerts au théatre de l’Ermitage.
    Dans le cadre du festival le Musée Russe organisera une exposition consacrée à Diaghilev comme critique et historien d’art. L’exposition montrera environ 400 œuvres de peinture, d’art graphique et de sculpture, plus de 100 photographies d’archives. En même l’Ermitage ouvrira l’exposition Danse examinant les gestes de danse dans les œuvres d’art. Au terme du festival il y aura un gala avec la participation des vedettes du ballet mondial dans le théatre Alexandrinski.

    Elista : III Festival théâtral international « Rive de rêve » a réuni les meilleurs collectifs

    Cette année le théâtre festival des peuples mongolophones qui a migré de l’Asie en Europe, s’est déroulé sous la devise « Légende de la Grande steppe » célébrant le quatrième centenaire de l’entrée de la Kalmoukie en Russie. La participation de nombre de collectifs d’art dans cet événement montre le développement des relations harmonieuses et tolérantes entre les peuples, selon notre envoyée spéciale à Elista Valentina Bambaeva.
    Rappelons que le festival international se tient deux fois par an. Son idée principale est d’unir les théâtres eurasiatiques qui soulèvent dans leur œuvre des questions vitales. Les meilleurs spectacles de la dramaturgie mondiale classique ont été montés par des théâtres de la Kalmoukie, de la République de Saha, de l’Altaï, de la Bouriatie, de l’Adyguée, mais aussi de l’Ossétie du Sud, de la Mongolie et de la Chine. Les spectateurs et les critiques d’art ont surtout aimé « Rive bleue, rive de rêve » monté par le théâtre de la République de Saha d’après la nouvelle « Chien rouan courant sur le bord de la mer » de Tchinguiz Aïtmatov. Le metteur en scène Andreï Borissov a raconté dans son spectacle les relations de l’homme avec le monde à travers l’histoire d’un garçon. Bien que la mise en scène ait été conçue il y a 30 ans, le spectacle ne perd pas de son actualité. Le spectacle d’après le Jardin de cerises d’Anton Tchekhov monté par Baatr Kolaïev du théâtre d’Altaï est aussi très actuel.
    Le festival de cette année n’a pas seulement migré de l’Asie en Europe mais a aussi accueilli de nouveaux participants : c’est la première fois que les théâtres d’Adyguée et d’Ossétie du Sud y prennent part. Selon Meliatcha Zehova, directeur du théâtre national d’Adyguée et artiste émérite de la Russie, « le festival a permis d’entendre les opinions des critiques de théâtre, définir les voies de développement du théâtre national ».
    Le festival théâtral permet de se voir avec les yeux des autres. Ici, nous pouvons faire connaissance de l’œuvre des autres collectifs, voir comment ils se développent. Quel bonheur que de pouvoir participer à ce festival ! J’envie la Kalmoukie parce qu’elle a les capacités pour organiser chez elle un tel événement. J’espère que nos relations vont continuer de se développer. Dieu veuille que ce ne soit pas le dernier festival ! Nous lui souhaitons bonne chance.
    A la cérémonie de fermeture du festival tout le monde ont noté que la Kalmoukie est effectivement devenue la « rive de rêve » qui a apporté de la compréhension et de l’amitié aux amateurs du théâtre. La ville qui va héberger le festival prochain n’est pas encore choisie. Mais personne ne doute que celui-ci aura lieu.


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