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    L’UE RESTE PRIORITAIRE POUR LA RUSSIE

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    Il existe plusieurs domaines, dans lesquels l’UE et la Russie peuvent approfondir leur coopération, a déclaré dernièrement Carl Bildt, ministre des Affaires Etrangères de la Suède, qui assure la présidence de l’UE, au terme de ses négociations avec son homologue russe Serguei Lavrov. La commissaire européenne pour les Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner s’est prononcée ensuite pour la création d’un système de pré-alerte en cas de rupture des livraisons des supports d’énergie. Il s’agit d’informations réciproques, de consultations et de mesures à prendre.
    Les fêtes de fin d’année ont dernièrement été assombries par la cessation de l’exportation du gaz russe par le territoire d’Ukraine. Jusqu’à tout dernièrement encore l’UE tachait de rejeter la responsabilité sur la Russie. Kiev qui vole le gaz d’exportation, payé par les Européens, était considéré hors de cause. Bruxelles, qui semble en avoir marre, a décidé de prendre des mesures préventives. Interrogé sur l’efficacité de la mesure proposée, l’expert russe de l’énergie à l’Institut de l’Europe Nicolas Kavechnikov a déclaré :
    La Russie fait partie depuis plusieurs années du Groupe européen de sécurité énergétique, ce qui envisage un échange d’informations sur les problèmes, liés notamment à la discontinuité des livraisons. La mise en place d’un mécanisme du système de pré-alerte, susceptible d’organiser de tels échanges plus rapidement et plus efficacement, est à l’étude. Ce sera sans doute un avantage incontestable, mais ce n’est pourtant qu’un perfectionnement technique des instruments de coopération déjà existants. Par exemple, si nous adressons à la crise de janvier, les informations sur les irrégularités éventuelles ont été fournies à l’Union Européenne par la Russie déjà en novembre. Malheureusement, informer est une chose et agir en est une autre. Plusieurs membres de l’UE considèrent l’Ukraine comme leur partenaire stratégique et ferment les yeux sur ses nombreuses actions injustifiées en matière d’énergie. Cela lie les mains à toute l’Union et l’a empêché d’occuper une position plus claire et plus active au moment de la crise de janvier, estime Nicolas Kavechnikov.
    L’Ukraine a ratifié la Charte de l’énergie et s’est engagée à garantir le passage régulier du gaz par son territoire. Pourquoi personne n’applique-t-il de sanctions au contrevenant ?
    En ce qui concerne la Charte de l’énergie, il me semble que l’inaction de l’UE n’a rien à voir avec. Tout simplement, le traité à cette Charte n’est pas bien adapté au règlement des crises courantes de transit, sans parler d’autres problèmes. En outre, aucun acteur sérieux ne veut utiliser le Traité pour résoudre les problèmes de transit. Cela n’aura aucun effet. Il faut un accord nouveau.
    La récente visite de Vladimir Poutine en Chine a donné lieu à la signature de plusieurs grands accords économiques, y compris sur la livraison des supports d’énergie. Les Européens se sont mis à parler d’un tournant stratégique dans la politique énergétique de la Russie. Ces conclusions sont-elles correctes ?
    On parle dernièrement beaucoup de l’accroissement des exportations des hydrocarbures russes vers l’Orient. Mais il me semble que cet axe, quelle qu’en soit la valeur potentielle pour la Russie, n’est pas en mesure de remplacer l’axe occidental. La diversification des voies d’écoulement est sans doute très importante, et il faut travailler dans cette direction. Mais dans une perspective prévisible l’UE restera le plus grand consommateur d’hydrocarbures russes, qui offre les plus les plus élevés. La Chine et d’autres pays de la région asiatique ne sont pas prêts à payer autant que les Européens.


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