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    Après la revue du courrier, nous parlerons à la demande de nos auditeurs des films historiques, du recyclage des déchets ménagers dans les grandes villes et de la femme-peintre Lubov Maïkova. Chers auditeurs, bonjour. Les lettres que vous nous envoyez nous apprennent que vous suivez attentivement la revue du courrier.

    Après la revue du courrier, nous parlerons à la demande de nos auditeurs des films historiques, du recyclage des déchets ménagers dans les grandes villes et de la femme-peintre Lubov Maïkova.
    Chers auditeurs, bonjour. Les lettres que vous nous envoyez nous apprennent que vous suivez attentivement la revue du courrier. C’est par elle nous commençons ce programme. Un rapport d’écoute est parvenu de Philippe Marsan de Biganos qui a cité la « Boite aux lettres »parmi les émissions entendues. Voici ce qu’il écrit : « Concernant le Traité de Lisbonne, je ne suis pas favorable, c’est le fer de lance de notre président. J’y préfère une Europe plus sociale au service des plus humbles, pas celle du capital et des riches. Et pour moi, la véritable Europe n’existe qu’avec la Russie : votre pays fait partie de notre Europe ».
    Jean Barbat de Beaumont, dont nous avons reçu deux rapports d’écoute, a succinctement résumé son opinion : « Très bonnes émissions », alors que de George Meunier de Compiègne, dont nous avons reçu une lettre très détaillée parle de Léon Tolstoï, « un géant de la littérature mondiale ». Il nous demande aussi ce qu’est devenue la propriété familiale de Iasnaïa Poliana. Nous en parlerons dans notre prochaine émission le 1 novembre
    José Bonganga Elenga (du Congo) nous demande ce qu’il faut faire pour recevoir la « Voix de la Russie » sur satellite à Kinshasa. Deux satellites permettent de capter nos émissions. Les détails techniques seront communiqués à notre auditeur par lettre.
    Ahmed Hamid d’Oran, en Algérie, qui écoute nos émissions en français depuis un an, a dernièrement commencé à les écouter en anglais. Il nous demande de lui envoyer un manuel de russe pour francophones, mais, malheureusement, nous ne pouvons pas accéder à sa demande. Nous sommes sûrs qu’il pourra le trouver dans les librairies d’Oran.
    Jean-François Alt de Bordeaux nous a fait parvenir un rapport très détaillé qu’il a accompagné de ce commentaire : « Les émissions de la « Voix de la Russie » sont intéressantes, notamment les reportages sur la vie du pays ».
    Et voici ce que nous avons lu chez Marcel de France : « Hier soir je vous ai capté sur 1323 KHz en PO et je voudrais recevoir votre QSL 8Oe anniversaire. Ma question est : faut-il vous envoyer un rapport d’écoute par courrier postal ou peut-on le faire par e-mail ? »
    Cher Marcel. Vous pouvez le faire comme vous voulez, à condition d’indiquer la date et l’heure de l’écoute, les ondes et les fréquences, ainsi que le titre de l’émission et son bref contenu.
    Abdelhamid Djebbarri d’Algérie écrit : « Tout d’abord je vous remercie pour vos émissions. Je suis un auditeur régulier de votre radio depuis cette année. Vos émissions sont instructives et bien préparées. Je suis un collectionneur des cartes QSL ».
    Abdelhamid Djebbarri peut également recevoir notre QSL, mais il faut qu’il nous envoie un rapport d’écoute dûment rempli, comme nous venons de le dire. Après ce bref aperçu du courrier nous répondrons aux questions de nos auditeurs. Philippe Marsan de Biganos écrit qu’il y aura bientôt à Pessac un festival international de films historiques et nous demande si de tels films sont tournés dans notre pays.
    Oui, bien sûr. Plusieurs films, consacrés aux grands événements historiques, ont paru dernièrement, dont « Le gambit turc » de Boris Akounine et « Taras Boulba » d’après la nouvelle du même nom de Nicolas Gogol. Si différentes qu’aient été les appréciations des spectateurs et des critiques, ces films, tournés avec l’emploi des technologies les plus modernes, ont suscité un très grand intérêt.
    La projection du film de Vladimir Bortko « Taras Boulba » a été précédée d’une puissante campagne publicitaire. C’est un film des plus chers de l’histoire du cinéma national – son budget a été 5 fois plus grand que celui du thriller mystique « La ronde du jour ». Le sujet de la source permet de créer une intrigue qui pourrait faire blêmir d’envie les scénaristes hollywoodiens.
    Par sa culture cinématographique, ce film s’élève sur le niveau moyen du cinéma russe. On y trouve beaucoup d’images très expressives qui plongent le spectateur dans l’atmosphère de cette époque, le XVIe siècle, quand les cosaques Zaporogues luttaient contrer la noblesse polonaise. Le personnage principal de ce film est le cosaque notable Taras Boulba, qui vit un profond drame personnel. Son fils cadet est tombé amoureux d’une aristocrate polonaise et veut s’enfuir avec elle. Déchiré entre son amour pour son fils et le sentiment du devoir Taras tue son fils.
    L’interprétation du rôle principal par l’acteur ukrainien Bogdan Stoupka est une grande réussite de ce film, qui convainc le spectateur que le patriotisme n’est pas tissé de beaux discours, mais d’amour de son pays, qui devient la plus grande valeur de la vie. Les scènes de batailles, tournées avec une grande maestria, laissent une très forte impression, surtout sur les jeunes. Grosso modo, le film « Taras Boulba » est devenu un événement et une bonne transposition cinématographique de la grande œuvre de Nicolas Gogol.
    Dans un autre film historique « Amiral » (sur Alexandre Koltchak) un des grands leaders du Mouvement Blanc est montré pour la première fois comme un combattant pour une juste cause. Ce film nous adresse à la vérité historique et, d’après les œuvres du Gouverneur suprême de Russie, le critère chrétien restait déterminant pour lui comme homme politique.
    Le réalisateur de la superproduction cinématographique «Amiral » Andrei Kravtchouk montre ses personnages sur le fond de l’effondrement inéluctable de la Patrie, de la catastrophe globale, qui a entrainé tout dans son tourbillon : les fondements, les rapports humaines, la conception du monde, les traditions. Le film a donné lieu à une âpre discussion sur Internet. Selon les sociologues, l’intérêt pour l’histoire nationale grandit en Russie, grâce notamment à la culture de masse : on peut désormais étudier l’histoire d’après les films et les séries télévisées. Les belles images et les histoires d’amour inévitables garantissent à tout sujet l’intérêt du spectateur. Le film «Amiral » a été distribué à un nombre record de copies- 125O et réuni des dizaines de millions de dollars. Une « encyclopédie du film » richement illustrée, a paru dans les librairies.
    Le film a eu une bonne presse à l’étranger et a été baptisé de « Titanic russe ». Il évoque le passé héroïque de notre pays et son personnage principal — l’amiral Koltchak est un vrai patriote, participant à la guerre russo-japonaise et à la Première guerre mondiale. Selon la plupart des critiques, Constantin Khabenski qui l’incarne a fait un travail de maitre.
    Du cinéma nous passons maintenant aux grands problèmes des grandes villes. Le recyclage des déchets ménagers en est un. Alain Daviet de Vermouillet veut savoir comment ce problème est résolu à Moscou.
    Effectivement, c’est un problème de grande actualité. La ville produit annuellement plus de 5 millions de tonnes de déchets, dont une grande partie est constituée d’objets de grand encombrement et de déchets solides domestiques et urbains. Près de la moitié d’entre eux sont ensevelis sur deux décharges des environs de Moscou, dont les capacités, pense-t-on, seront épuisées dans 3 ou 4 ans.
    3 usines d’incinération des déchets fonctionnent déjà à Moscou, dont le gouvernement se propose d’en construire encore 6 avant 2O15. Le professeur Lazar Choubov, président de l’Association « Les éboueurs de Moscou », est convaincu que l’apparition de nouvelles usines d’incinération des déchets augmentera considérablement les rejets des produits nocifs et dangereux dans l’atmosphère. D’après lui, ce sera environ IO millions de m cubes par jour, la teneur en oxygène n’y dépassant pas 8%. Les travailleurs de l’usine elle-même, dont le taux de morbidité est deux fois supérieur à la norme, et les enfants sont les premiers dans le groupe à risque. Selon les écologistes, le passage au tri des déchets et au traitement secondaire permettra de conjurer la catastrophe écologique dans la ville.
    Le chef du Département pour la protection de l’environnement Léonide Botchine a rappelé au cours d’une conférence de presse en août dernier que la construction d’une usine d’incinération des déchets revient à IOO millions de dollars. « Il est peu probable, à mon avis, a-t-il déclaré, que ces usines soient construites avant 2O25 ».
    Le gouverneur de St. Petersburg Valentine Matvienko a dernièrement déclaré que 3 ou 4 usines d’incinération des déchets seront construites dans la ville sur les IO prochaines années. Une vingtaine de compagnies nationales et étrangères ont exprimé le désir de participer à un appel d’offres en matière de technologies. Selon Matvienko, si la première expérience s’avère concluante, elle sera retenue.
    -Faisons maintenant une pause en musique. La mélodie connue du film « Je m’ balade dans Moscou » du compositeur Andrei Petrov a pris des couleurs nouvelles dans l’interprétation de l’orchestre symphonique du Ministère de la Défense.
    C’était la mélodie connue du film « Je m’balade dans Moscou » par l’orchestre symphonique du Ministère de la Défense. Nous vous rappelons, chers amis, que vous écoutez la « Boite aux lettres » sur les ondes de la « Voix de la Russie ».
    Une lettre intéressante nous est parvenue de Serge Finet d’Hérin, qui a vu à la télévision un film consacré à la femme peintre Lubov Maïkova et il nous demande de parler d’elle plus en détail.
    Lubov Maïkova, simple paysanne, qui vivait dans la ville de Kimry (la région de Tver), était batelière sur la Volga et ce travail difficile elle l’a fait jusqu’à l’âge de 8O ans, quand ces mains ont cessé de lui obéir. Pour ne pas se montrer inutile, elle commença à garder une écolière, fille de ses voisins. Celle-ci faisait des peintures à la gouache, et une fois Lubov Maïkova lui demanda d’essayer une peinture en couleurs. Elle prit un pinceau et de le lâcha plus. Elle fit les portraits de ses deux maris, dont un était mort depuis longtemps et l’autre fut tué pendant la guerre. Elle dessina ainsi toute l’histoire de sa vie.
    Son travail ne passa pas inaperçu. Un jour, elle reçut la visite d’un collectionneur moscovite célèbre. Il lui apporta des toiles et des couleurs et Lubov commença à peintre à l’huile avec un grand enthousiasme — 15 toiles en un mois. La première exposition de ses tableaux eut lieu en 1986 à Moscou. Le succès était stupéfiant. L’année suivante, Lubov récolte presque tous les prix au festival mondial d’art naïf à Paris. Ce fut un véritable triomphe. Elle décéda deux mois avant ses IOO ans dans la plénitude de ses forces créatrices.
    Le journaliste Nikolas Gribov, qui lui rendit visite un jour, laissa un récit très intéressant sur cette rencontre. Lubov parlait avec entrain de sa carrière dans l’art, dit qu’elle avait 9 diplômes d’honneur. Des gens venaient la voir, y compris des représentants d’ambassades étrangères – elle leur offrait toujours ses travaux. Quand on lui demandait pourquoi elle s’était mise à la peinture si tard, elle répondait : « avant je n’avais jamais le temps. Mais quand ma vie professionnelle a pris fin et je n’avais plus de force pour bêcher ou couper du bois, j’ai voulu embellir ma vie. Lorsqu’on dessine, la tête est occupée, on oublie le besoin et les malheurs. Personne ne m’avait jamais appris à le faire. Je peins avec mon âme. Ne dites surtout pas que je suis un peintre. J’invente tout, c’est le fruit de mon imagination ».
    Quand on est en sa compagnie, on ne voit pas le temps passer. La clarté de ses jugements et la jeunesse de son âme forcent l’admiration. Les gens ne commencèrent à se retirer que vers minuit. Elle leur glissa un petit papier sur lequel elle formula ses souhaits : lui amener deux baguettes, des bonbons au chocolat et des aliments pour les tous petits. Il s’avéra qu’elle ne mangeait que ça.
    Nous remercions Serge Finet pour nous avoir soufflé un sujet aussi intéressant. Faites de même, chers amis. Nous serons heureux de fouiller dans les archives pour trouver d’autres sujets de ce genre, et n’oubliez pas que vos questions sont toujours les bienvenues — nous vous répondrons volontiers sur les ondes de la « Voix de la Russie ».

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