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    Le président de la République Tchèque Vaclav Klaus a signé le traité de Lisbonne. Ce document de base européen doit remplacer la Constitution de l’UE. Klaus n'était pas son partisan.

    Le président de la République Tchèque Vaclav Klaus a signé le traité de Lisbonne. Ce document de base européen doit remplacer la Constitution de l’UE. Klaus n'était pas son partisan. C'est pourquoi, n'ayant pas caché son dépit, il a dit que la République Tchèque perdrait maintenant la souveraineté.
    Vaclav Klaus, qui a mérité la réputation du principal eurosceptique de l'Europe, est devenu le dernier de tous les 27 leaders de l’UE, ayant signé le principal document européen. Le président tchèque craignait que la priorité de la législation européenne sur les lois nationales fixée dans la Charte ne permette aux parents des Allemands Sudètes, privés de leur propriété après la Seconde Guerre mondiale, d’obtenir de Prague des compensations. La semaine passée, on a fait une concession à Klaus. L'Union Européenne a levé la dernière contradiction, ayant prévu pour la République Tchèque des corrections spéciales.
    Mais ce mardi, la cour Constitutionnelle de Tchéquie a décidé que le traité de Lisbonne ne contredisait pas la constitution tchèque. Le leader tchèque n'a pas partagé la joie générale à l’occasion de l'événement. Vaclav Klaus a déclaré que l'entrée en vigueur du traité européen amènerait à ce que la République Tchèque cesserait d'être un État souverain. La Tchéquie ne perdra pas, certes, son indépendance, mais des restrictions pourraient apparaître. D’ailleurs, cela se rapporte à chaque pays de l’UE. D'une part, le traité de Lisbonne facilite la gestion de l'Union européenne. D'autre part– chaque État sera obligé de tenir compte des positions des autres dans n'importe quels problèmes.
    La Russie devra également prendre en considération les nouvelles réalités dans les relations avec l’UE, — a expliqué la politologue Nadejda Arbatova à «la Voix de la Russie».
     Le traité de Lisbonne apporte une série de changements très importants dans l'organisation de l'Union Européenne. Et pour la Russie, certes, le nouveau principe de la prise de décisions est très important. Auparavant, ces décisions étaient adoptées dans l'Union Européenne par la voie de consensus — n'importe quel pays pouvait bloquer les décisions les plus importantes à l’égard des relations avec la Russie. Comme c'était en cas de la Pologne, quand les négociations entre la Russie et l’UE étaient bloquées. Maintenant pour les pays, qui éprouvent quelque méfiance en ce qui concerne la Russie, ce sera beaucoup plus difficile, parce que l'on introduit le principe de «la minorité bloquante». De ce point de vue, le traité rend nos relations plus prévisibles. Puisque dans l'Union Européenne, il n'y avait pas de position commune en ce qui concerne la Russie, nous mettions souvent l’accent sur les relations bilatérales avec les pays de la communauté. Le traité de Lisbonne change ce paradigme, Moscou doit apprendre à construire ses relations avec l'Union Européenne comme avec une entité.
    Les politiques européens ont appris avec soulagement la nouvelle sur la décision positive de la République Tchèque concernant le traité de Lisbonne. En décembre, après son entrée en vigueur, on formera une nouvelle composition de la Commission Européenne. Cette structure deviendra l'analogue du gouvernement de l'Europe unie. Un président du Conseil de l'Europe doit apparaître aussi. On se demande qui occupera ces fonctions clés "aux États-Unis de l'Europe

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