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    Nous vous invitons à suivre notre « Business Club » N 316, préparé par notre correspondante Olga Viaziguina. Nous ouvrons notre rubrique par un aperçu de certains événements dans la vie économique de Russie. Ensuite notre observateur Igor Yazon parlera des facteurs extérieurs de la modernisation de l’économie russe.
    Les sociétés gazières russe et ukrainienne, « Gazprom » et « Naftogaz », ont signé une annexe au contrat du 19 janvier 2009 en vertu de laquelle les volumes du gaz devant être acquis par Kiev en 2010 diminuent jusqu'à 33,75 mds m3 contre 52 mds m3 prévus par contrat, rapporte le holding russe.
    Par ailleurs, les parties ont consacré l'annulation de pénalités pour une consommation de gaz russe par Kiev inférieure aux prévisions en 2009, stipule le communiqué.
    Ainsi, Moscou a trouvé un compromis avec Kiev sur l'épineux dossier gazier en se montrant prêt à réviser des contrats gaziers bilatéraux, acceptant de réduire les volumes de livraisons de gaz de 35% en 2010 sans imposer de pénalités à l'Ukraine, dont la consommation énergétique a drastiquement baissé cette année en raison de la crise économique mondiale

    “Gazprom » et l'Autriche souhaitent intensifier leur coopération sur le projet de gazoduc « South Stream », a annoncé le holding russe à l'issue d'une rencontre entre le numéro un de « Gazprom » Alexeï Miller et l'ambassadeur d'Autriche à Moscou Martin Vukovic.
    Les parties ont "noté l'importance d'élargir la coopération russo-autrichienne dans le cadre du projet « South Stream » qui se distingue parmi tous les gazoducs existants ou à venir par son envergure et importance pour les consommateurs", lit-on dans un communiqué de Gazprom.
    Le projet d'un coût de 25 milliards d'euros sera réalisé avant 2013.
    « Gazprom » a signé des textes sur la construction de la partie terrestre du gazoduc « South Stream » avec la Bulgarie, la Grèce, la Serbie et la Slovénie et compte signer un accord intergouvernemental approprié avec l'Autriche.

    La société “Atomstroyexport » a signé un mémorandum de compréhension avec des sociétés tchèques et slovaques sur la construction de sites en République tchèque, en Russie et dans des pays tiers, a annoncé le constructeur russe de centrales nucléaires dans un communiqué.
    D'après ce document, “Atomstroyexport » commandera aux sociétés tchèques et slovaques des biens d'équipement pour des chantiers de CN en Russie mais attendra de ces sociétés des offres compétitives, y compris en matière de financement.

    La Russie et la Thaïlande coopéreront en matière d'énergie, ont déclaré lors d'une conférence de presse à Bangkok le vice-Premier ministre russe Sergueï Sobianine et le ministre thaïlandais des Affaires Etrangères Kasit Piromya.
    "Pour les deux parties, l'énergie est un des axes les plus prometteurs de leur coopération. Nous nous attendons, par exemple, à la reprise des activités du Conseil conjoint de coordination, avec la participation de « Gazprom », de la banque (russe) VEB et du consortium thaïlandais PTT", a annoncé M. Sobianine.
    Interrogé par les journalistes, M. Piromya a insisté sur l'importance de la coopération énergétique de son pays avec la Russie.


    Le commerce entre la Russie et les pays de la CEI tombera de moitié en 2009, a annoncé le vice-premier ministre et ministre russe des Finances Alexeï Koudrine, lors d'une réunion financière.
    "Le pire à mon avis est surmonté, tant dans le monde qu'en Russie, mais le flou persiste sur les marchés", a estimé le responsable.
    Selon lui, cela concerne avant tout l'automobile, le bâtiment et les échanges internationaux.
    "Le commerce mondial se contractera cette année de 10% et les échanges entre la Russie et les pays de CEI de 45-46%", a avoué le ministre.

    Une série d'essais à feu du premier étage du nouveau lanceur russe « Angara » a pris fin, a rapporté son concepteur, le constructeur de matériel spatial russe Khrounitchev.
    Angara est destiné à garantir à la Russie un accès indépendant à l'Espace depuis le site de Plessetsk (Nord).
    Particularité avantageuse de la nouvelle fusée, son propulseur fonctionne sur un combustible non polluant constitué d'un mélange d'oxygène et de kérosène. Parmi tous les propulseurs de ce type dans le monde, le russe 14D23/RD-0124A possède l'impulsion unitaire de traction la plus élevée.

    La modernisation de l’économie russe dépend aussi des facteurs externes

    Dans notre programme « Business Club », nous parlons souvent de l’association du business européen en Russie. Cette association aide ses membres — près de 600 compagnies étrangères à mieux choisir leur politique sur le marché russe, leur parle des modifications dans la législation russe sur l’entreprise, organise des rencontres et des discussions avec des représentants des structures russes de la science et du pouvoir. Dans l’émission 316 du Business club, notre correspondant Igor Yazon parle de l’une de ces dernières rencontres – la conférence « Modernisation de l’économie russe : l’apport du business russe et européen ».
    Le président de l’association du business européen en Russie rainer Hartmann a inauguré la séance. Il a exposé sa vision du projet de la modernisation de l’économie russe et de la société russe, présenté récemment par le président Medvedev à l’Assemblée Fédérale. Le président du Conseil des directeurs de l’Institut du développement moderne Igor Iourgens a parlé du développement de la Russie après la crise. Il le voit comme une modernisation intégrée du pays.
    Monsieur Hartmann a parlé des conditions externes de la modernisation, a dit Igor Iourgens. Elles sont absolument indispensables. Si la Russie se retrouve dans un environnement inamical ou se considère entourée d’ennemis, il n’y aura pas de résultat, car les efforts doubles pour surmonter des menaces externes et internes à la modernisation épuiseraient une nation, déjà pas trop forte. C’est que depuis les années 80 du dernier siècle, donc, depuis plus de 20 ans, le pays connait différentes réformes. C’est ce qui explique la fatigue et le scepticisme de toutes les couches de la population russe. Donc, il serait difficile de compter sur le succès si on présentait la Russie comme un pays surchargé de problèmes internes et comme une forteresse assiégée. Je ne connais pas de pays capables de subir un tel coup double. Donc, les conditions externes – la paix, les relations de bon voisinage avec son grand partenaire économique – l’Union Européenne, (entre 50 et 60% d’échanges commerciaux retombent sur lui) sont absolument nécessaires à la Russie.
    Selon Igor Iourgens, il faut lever un maximum d’obstacles sur la voie de la modernisation externe. Pour cela, à son avis, la Russie devrait entrer au plus vite à l’Organisation Mondiale du Commerce et devenir un membre actif de l’Organisation de Coopération Economique et du développement. Il faut reprendre le dialogue sur la Charte Energétique sur une nouvelle base mutuellement avantageuse. Enfin, il faut terminer les négociations avec l’UE sur le traité global de coopération.
    Voilà ce que pense à ce sujet Ilya Ponomarev, le président du sous-comité pour le développement technologique du Comité de la Douma d’Etat pour la politique en matière de l’information, des technologies IT et des télécommunications.
    Je ne dirais pas que les partenaires étrangers aient un grand intérêt pour la modernisation de la Russie. Personne n’est intéressé, en réalité, à voir la Russie devenir une puissance moderne et forte, dit Ilya Ponomarev. La Russie est une source importante non seulement des matières premières, mais aussi de technologies, de ce que j’appellerais « des matières premières innovantes ». Nos compagnies qui utilisent des technologies de pointe ne sont pratiquement pas représentées sur les marchés mondiaux, bien qu’elles puissent apporter des solutions technologiques inconnues des autres. Donc, nos partenaires occidentaux sont intéressés à identifier ces cas de « percée technologique » en Russie, à investir dans leur réalisation pour que les nouveaux produits soient ensuite commercialisés en Europe et aux Etats-Unis. La gloire de la Russie en tant que pays de grand potentiel intellectuel n’a pas de pareille, y compris en Europe, me semble-t-il.
    Charles-Henri Roy, avocat associé de l’agence CMAS, a fait part à la « Voix de la Russie » de ses idées concernant la modernisation de notre pays.

    Nous vous attendons dans une semaine, à la même heure, pour la 317e édition du « Business Club ».

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