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    LE RÉARMEMENT DE LA GÉORGIE EST GROS DE DÉSTABILISATION DE LA SITUATION DANS LA RÉGION

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    Le sénateur-r américain Richard Lugar a appelé l'administration de Barack Obama et les Etats membres de l'OTAN à examiner la question du réarmement de la Géorgie. À son avis, la faiblesse de ses forces armées rend la région caucasienne instable.

    Le sénateur-républicain américain Richard Lugar a appelé l'administration de Barack Obama et les Etats membres de l'OTAN à examiner la question du réarmement de la Géorgie. À son avis, la faiblesse de ses forces armées rend la région caucasienne instable. Et donc, l'Occident doit satisfaire la demande de Saakachvili et prendre soin du renforcement du système antimissile de la Géorgie.
    La déclaration du sénateur ne peut pas être jugée sensationnelle. Ce n’est pas un secret que les standards des temps de «la guerre froide» sont très populaires auprès de certains politiques américains: « La Russie – c’est un empire du mal, à qui l'Ouest doit résister par tous les moyens ». N’importe quel fait peut être considéré sous le jour de cette doctrine. Exemple : la Russie arrête l'agression de la Géorgie contre l'Ossétie du Sud en pleine conformité avec l'article 51de la Charte de l'O.N.U. À Washington, on trouve que Moscou montre ses ambitions impériales. Même les conclusions de la commission de l'Union Européenne que c’est Saakachvili qui est responsable pour la crise dans le Caucase, n'ont pas incité certains politiques américains à reconsidérer leurs avis. Au contraire, ils continuent à développer le paradigme «la bonne Géorgie est tombée victime de la perfide Russie». Et pour que de cela ne se répète pas, ils appellent la Maison Blanche à armer Tbilissi.
    Cependant, ces dernières années, la Géorgie occupe déjà une des premières places dans le monde suivant le niveau de la militarisation. En plus, Saakachvili est habitué à parler aux voisins la langue de la force. Ce n'est pas par hasard que le chef de la diplomatie russe Sergei Lavrov a souligné plus d’une fois qu'aujourd'hui Tbilissi présentait une menace pour la paix et la sécurité dans la région. Le chef de la section du Caucase de l'Institut des pays de la CEI Félix Stanevsky est d'accord avec une telle estimation :
    Il ne faut pas l’oublier : pendant moins de deux dizaines d’années, la Géorgie a déclenché dans cette région six guerres et une multitude infinie de provocations. Pendant toute cette période, la Géorgie utilisait n'importe quelle possibilité pour résoudre les conflits ethniques par la voie militaire. En armant la Géorgie, les États-Unis provoquent une déstabilisation de la situation dans le Caucase.
    Selon les médias occidentales, le plus probablement, l'administration de Barack Obama va ignorer la proposition du sénateur Richard Lugar. Premièrement, Washington a octroyé l'année passée un paquet d'aide à la Géorgie — un milliard de dollars, dont 100 millions — pour le perfectionnement du système militaire. On sait bien comment cela s'est achevé. Dans la Maison Blanche, on comprend qu’une tentative de continuer les livraisons des armes peut barrer très vite plusieurs accords avec Moscou. Et les États-Unis sont extrêmement intéressés aujourd'hui par le développement des relations avec la Russie.
    Il faut prendre en considération encore un aspect : en Géorgie, une crise politique se prolonge. L'opposition demande la démission de Saakachvili. Il est très douteux que dans une telle situation, Washington continue à armer Tbilissi. Connaissant le caractère imprévisible de Saakachvili, personne ne donnera la garantie que celui-là n'utilise pas l'arme reçue des États-Unis contre l'opposition pour affermir son pouvoir, déjà assez autoritaire.

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