Ecoutez Radio Sputnik
    Actualités

    LA LIBERTE AU GOUT DE CHACUN

    Actualités
    URL courte
    0 2 0 0

    Les Russes n’apprécient pas beaucoup la majorité des droits et libertés démocratiques qui leur sont accordés par la Constitution.

    Les Russes n’apprécient pas beaucoup la majorité des droits et libertés démocratiques qui leur sont accordés par la Constitution. Telle est la conclusion du journal « Vremia Novosteï » basée sur le classement d’importance des droits et libertés constitutionnels pour les Russes, fait par le Centre russe pour l’étude de l’opinion publique. La comparaison des données nouvelles avec celles reçues il y a six ans montre que les Russes apprennent à apprécier leurs libertés.
    Les droits et libertés du paquet social sont toujours les plus populaires. La majorité des Russes estiment que leur droit principal est le droit à la vie. La liberté et l’inviolabilité de la personne jouent également un rôle essentiel pour la majorité de la population.
    Quant au paquet de valeurs libérales, il n’est pas très populaire aujourd’hui bien que son importance soit en hausse ces dernières années. Une des surprises – la part de ceux qui estiment comme leur droit le plus important le droit à la langue natale, a considérablement augmenté. On ne précise pas s’il s’agit de la langue russes et des langues des minorités ethniques.
    De toute façon, les experts appellent à ne pas prendre ces chiffres au sérieux. Il s’agit des opinions portant un caractère déclaratif. Lorsque quarante pour cent des sondés n’estiment pas comme principal leur droit à la vie, cela ne veut pas dire qu’ils sont prêt à y renoncer. Tout simplement ils répondent comme ils le pensent. Pendant les dernières générations la relation logique entre la qualité et la quantité du travail et les avantages sociaux s’est entièrement effacée. Tous les avantages sociaux sont accordés par l’Etat, d’où une telle attention aux valeurs du paquet social – aux droits à la santé, à l’éducation et au travail. Dans cette situation les valeurs libérales revêtent un caractère abstrait. Elles sont inefficaces du point de vue pragmatique et deviennent un produit exotique pour une poignée d’intellectuels. C’est là que réside la différence principale entre la société russe et la société européenne où les valeurs libérales se sont formées pendant plusieurs générations dans la pratique de tous les jours.

    COMMENTAIRE

    Olga Krychtanovskaïa, directeur de l’Institut de la politique appliquée, parle des préférences de la société russe moderne.
    La valeur de la liberté n’a jamais été mise au premier plan bien qu’elle soit importante pour nous tous. L’ordre détient toujours la première place, suivi de la justice. Ce serait le passé socialiste et, probablement, le mode de vie et la conscience collectifs ainsi que toute notre histoire qui font que la valeur de la justice occupe aussi une place importante. La Russie a toujours été un Etat au pouvoir concentré. Les autorités ont toujours popularisé les valeurs qui leur étaient utiles. Voilà pourquoi les valeurs démocratiques sont pendant longtemps restées celle de protestation. Et maintenant, quand la population évaluent positivement ses autorités et croit que celles-ci font beaucoup de bien et d’utile, les gens commencent à suivre ce que les autorités leur proposent. Un exemple illustre : le Président russe commence à parler de la modernisation et ce terme, cette notion, prend place dans les esprits des gens. Mais les valeurs russes traditionnelles sont étroitement liées au sentiment que nous vivons dans un grand pays et, comme suite, les gens s’en tiennent aux valeurs de l’idéologie politique.
    Vous avez écouté le commentaire d’Olga Krychtanovskaïa, directeur de l’Institut de la politique appliquée.

    Lire aussi:

    Charles Robin : «On assiste à un moment de véritable révélation»
    Poutine pour les 150 ans de La Stampa: des félicitations sans concessions
    Nouvelles sanctions, la Russie dit... merci et garde le cap
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik