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    Géorgie: la veuve d'un ex-président demande l'asile politique en Allemagne

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    Manana Artchvadze, veuve du premier président de la Géorgie indépendante Zviad Gamsakhourdia, affirme subir des pressions exercées sur sa famille et demande l'asile politique à l'Allemagne.

    Manana Artchvadze, veuve du premier président de la Géorgie indépendante Zviad Gamsakhourdia, affirme subir des pressions exercées sur sa famille et demande l'asile politique à l'Allemagne.

    "Le monde entier apprendra que l'épouse du président géorgien Zviad Gamsakhourdia, qui a jeté le fondements de l'indépendance du pays, se voit contrainte de quitter la Géorgie. J'espère que le monde entier me soutiendra", a-t-elle déclaré lundi aux journalistes.

    Mme Artchvadze a remis lundi à l'ambassadeur d'Allemagne à Tbilissi Patricia Flor une demande d'asile adressée à la chancelière Angela Merkel. La veuve de l'ex-président géorgien espère que cette démarche contribuera à la libération de son fils Tsotne Gamsakhourdia de nouveau placé en détention préventive, cette fois-ci pour tentative d'assassinat et recel d'armes.

    Ce n'est pas la première fois que Gamsakhourdia fils retient l'attention de la justice géorgienne. En novembre 2007, il avait été mis en examen par contumace pour espionnage au profit de la Russie et participation à un complot dirigé contre le régime constitutionnel en Géorgie. Un an après, en 2008, il avait été interpellé à l'aéroport de Tbilissi à son retour de Moscou où il vivait depuis quelques années. Placé en détention préventive, il avait alors été relâché.

    Premier président géorgien après la chute de l'Union soviétique et l'accession de la Géorgie à l'indépendance, Zviad Gamsakhourdia a pris une position très hostile à l'égard de Moscou en soutenant notamment le président tchétchène Djohar Doudaïev et en encourageant ses tendances séparatistes. Le style dictatorial de Gamsakhourdia et les nombreuses violations des droits de l'homme signalées par les ONG internationales lui ont valu les critiques virulentes de ses adversaires.

    Le 21 décembre 1991, les partisans de l'opposition ont organisé un coup d'Etat, l'obligeant à fuir en Tchétchénie qui faisait alors formellement partie de la Russie, mais refusait de se subordonner à Moscou. Il y est resté plusieurs années avant de se suicider le 31 décembre 1993.

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