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    LES PROBLEMES DE SECURITE EUROPEENNE FIGURENT A L’ORDRE DU JOUR DE LA CONFERENCE DE MUNICH

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    L’année 2010 peut devenir décisive pour le désarmement nucléaire. Début février, à Paris, on a discuté des perspectives de création d’un monde sans armes nucléaires.

    L’année 2010 peut devenir décisive pour le désarmement nucléaire. Début février, à Paris, on a discuté des perspectives de création d’un monde sans armes nucléaires. En avril, il y aura un sommet sur la sécurité nucléaire. Le thème du désarmement sera aussi un des prioritaires pendant la 46e conférence sur la sécurité qui aura lieu dans la capitale bavaroise du 5 au 7 février.
    La devise de cette rencontre est la construction de ponts globaux – non seulement de sécurité, mais aussi de confiance mutuelle. La Russie fait partie de l’Europe, donc, il est normal qu’elle participe à la formation et à l’assurance de la sécurité commune, a déclaré le président de la conférence de Munich Wolfgang Ischinger. « Maintenant, nous avons le projet concret de l’accord proposé par le président Dmitri Medvedev. L’initiative russe sur la construction d’une nouvelle architecture de sécurité européenne exige une discussion ouverte. Elle pourrait devenir un catalyseur d’une nouvelle phase de relations entre la Russie et l’Occident. Le rejet des propositions russes favorisera un état d’esprit antioccidental en Russie de ceux qui croient que l’occident ne veut pas coopérer avec la Russie », a souligné le diplomate allemand.
    Qu’est-ce qui entrave l’adoption du plan du président russe sur la création d’un seul espace de sécurité depuis Vancouver jusqu’à Vladivostok ? N’est-ce pas parce que les Occidentaux redoutent l’affaiblissement de l’influence de l’OTAN ? Nous avons posé ces questions à Pavel Zolotarev, le vice-directeur de l’Institut des Etats-Unis et du Canada.
    C’est tout naturel parce que l’OTAN se voit la structure principale dans le système de sécurité européenne, dit Pavel Zolotarev. Pour la Russie, cette variante est inadmissible, car dans ce cas, la Russie, une puissance pas très petite, reste en dehors de ce système de sécurité. Son rôle serait secondaire. Voilà pourquoi la proposition de Medvedev a pour but de faire participer tous les états européens au système de sécurité sur une base paritaire.
    Dans ce cas, l’alliance nord-atlantique perdrait son rôle central.
    A part les questions traditionnelles de sécurité européenne et transatlantique, la coopération entre la Russie et l’OTAN sera débattue.
    Des démarches concrètes doivent suivre les déclarations. On n’a pas fait beaucoup de choses au cours de l’année passée, mais il y a tout de même un progrès, croit Pavel Zolotarev.
    Avant tout, il faut noter que l’on ne parle plus de l’admission proche de la Géorgie et de l’Ukraine à l’OTAN, a dit l’ex-général dans l’intervie à la « Voix de la Russie ». L’inquiétude de Russie a été prise en compte. C’est lié, pour beaucoup, avec les relations avec les Etats-Unis car ce pays joue le rôle principal dans l’OTAN. Ensuite, c’est le renforcement de coopération pratique entre la Russie et les Etats-Unis sur l’Afghanistan. C’est le rétablissement des relations entre la Russie et l’OTAN dans le format précédant, celui d’avant l’agression géorgienne contre l’Ossétie du sud en aout 2008. Quatrième point : il a été décidé de repousser pour un temps illimité le déploiement des éléments du bouclier antimissile en Europe. Et, enfin, le traité sur la réduction des armes stratégiques offensives est prêt à 95%, a annoncé le président Medvedev.
    A part le désarmement, le débat sera centré sur le conflit au Proche-Orient et la situation en Afghanistan. Selon les experts, face à la crise mondiale, la notion de sécurité s’est élargie, et le vecteur des intérêts est déplacé vers l’économie et le potentiel croissant de l’Asie.
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