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    La zone euro : l'imitation d'une rébellion

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    Cette semaine, la Slovaquie, l'unique pays de la zone euro, a refusé de nouveau de signer

    Cette semaine, la Slovaquie, l'unique pays de la zone euro, a  refusé de nouveau de signer les engagements financiers sur l'aide à la Grèce, aussi bien que l'accord sur la  formation d'un fonds collectif d'assurance de 750 milliards d'euros, créé  en mai par l'UE et le FMI. La participation slovaque - 4,4 milliards d'euros parait excessive  à Bratislava, et  non  conforme à son potentiel économique. Le nouveau Premier ministre du pays Iveta Radicova  en a informé le chef  du Conseil de l'UE Herman Van Rompuy.  

    A Bruxelles, on a fait comprendre au dissident: son entêtement risque de lui coûter cher. Les économistes prédisent la croissance du déficit budgétaire jusqu'à 7% vers la fin de l'année en cours. Bratislava  ne pourra pas se passer d'emprunts à l'étranger.

    La menace n'a pas eu d'impact. L'idée de l'aide financière aux partenaires de l'UE est très impopulaire  en Slovaquie. Les arguments  suivants n'ont pas  aidé : les engagements d'octroyer une aide financière aux pays à problèmes ne signifie pas l'allocation  de l'argent liquide.  

    Les chiffres de l'endettement des voisins de la zone euro que les  médias présentent régulièrement à la population, n'ajoutent pas de  l'optimisme non plus. Pour la Grèce, on alloue  pour trois ans 110 milliards d'euro, elle en dépensera 45 milliards dans l'année courante. La dette de 650 milliards pèse sur l'Espagne. Donc, il faut les sauver aux frais des moyens globaux des pays de la zone  euro. Mais Bruxelles a jeté de l'huile sur le feu, ayant fait savoir que les banques d'affaires instables pouvaint aussi s'adresser au fonds pour demander de l'aide.

    À propos, les accords mentionnés sur l'assistance ne sont pas ratifiés  pas les parlements de l'Italie et de  la Belgique. Les obligations de non d'un  seul, mais bien de trois pays de la zone euro sur 16 manquent. A quel point les liens au sein de la zone euro  sont solides? Ici, l'opinion du professeur Iakov Mirkine, le directeur de l'Institut des marchés financiers et de l'économie appliquée de l'Académie Financière auprès du gouvernement de la Fédération de Russie :

    «La zone euro est hétérogène, bien que la Slovaquie, la Slovénie, la  Tchéquie soient devenues récemment des pays développés selon la classification internationale. Néanmoins, d'après plusieurs paramètres ce sont les économies en voie de développement. Une prévision: la proportion des conflits n'est pas telle pour que la zone euro risque la rupture. On peut supposer qu'il y aura des négociations (avec la Slovaquie), l'exhortation. Les parties arriveront au consensus. C'est que, sans tomber d'accord, les parties perdenbeaucoup plus qu'elles  ne  gagnent».

     

    Le leader informel de l'Eurogroupe Jean-Klod Junker a fait savoir entre-temps : Bratislava respectera les accords atteints par la plupart des pays de la zone de l'euro. En guise de réponse, le Premier ministre  slovaque Radicova a fait clairement allusion  cette : sa position négative  ne coïncide pas forcément  avec l'opinion de la plupart des membres du  nouveau Cabinet. La revue allemande «Manager Magazin » prédit la variante suivante du compromis. La Slovaquie, finalement, donnera son accord  contre la réduction de la somme de son versement dans le fonds commun. Le plus probablement,   ce sera le cas.

     

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