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    Le Kosovo, catalyseur du séparatisme dans le monde

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    Trois associations hongroises liées à l'Union démocratique des Hongrois de la Roumanie ont soumis à l'examen de l'ONU le rapport dans lequel ils ont accusé Bucarest de violation des droits de la minorité hongroise.

    Trois associations hongroises liées à l'Union démocratique des Hongrois de la Roumanie ont soumis à l'examen de l'ONU le rapport dans lequel ils ont accusé Bucarest de violation des droits de la minorité hongroise. Ils ont exigé un statut particulier : l'autonomie territoriale aux régions roumaines où habite en compact la minorité hongroise. « 1,5 millions d'Hongrois roumains ne veulent pas renoncer à leur identité nationale et à leur Patrie », est-il indiqué dans le rapport. Un commentaire de notre observateur Petr Iskenderov.

    Le problème de la minorité hongroise a surgi depuis longtemps. La défaite de l'Austro-Hongrie dans la première guerre mondiale a entraîné la refonte des frontières en Europe. Conformément au Traité de paix de Trianon signé en 1920, la population hongroise a été portée de 21 à moins de 8 millions de personnes. Plus de 1,5 millions d'Hongrois habitent depuis ce moment en Transylvanie faisant partie de la Roumanie en éprouvant une forte pression de la part des autorités. Les manifestations contre Nicolae Ciaucescu ont commencé en 1989 dans la ville Timisoara, en Transylvanie. Donc, l'actuelle démarché des associations hongroises roumaines traduit les problèmes historiques en suspens.

    Or, il existe un aspect européen important du problème. La Hongrie et la Roumanie sont membres de l'UE et de l'OTAN. Les problèmes analogues qui surgissent dans le statut des Hongrois en Slovaquie et des Slovaques en Hongrie proviennent eux aussi du Traité de Trianon. Le problème basque entrave la sécurité en Espagne et ses relations avec la France qui a, en outre, la Corse séparatiste. Les représentants de la Ligue du Nord sont membres du gouvernement italien. Les contradictions entre la Flandre et la Wallonie  en Belgique empêchent depuis juin de former le gouvernement.

    La situation à Chypre est encore plus sérieuse. La République de Chypre a adhéré à l'UE avec la République turque autoproclamée de Chypre du Nord reconnue pays membre de l'OTAN. Pourquoi l'élargissement de l'OTAN et de l'UE n'a fait qu'accentuer le séparatisme ? Cela est dû à la politique occidentale de deux poids deux mesures. Au micro l'expert de l'Institut d'études slaves de l'Académie des sciences de Russie Alexandre Karassev :

    La communauté internationale devrait élaborer une solution qui arrangerait toutes les parties concernées dans de tels conflits. Or, c'est une tâche compliquée, le soutien occidental des séparatistes albanais du Kosovo, notamment le récent verdict de la Cour internationale de l'ONU, ayant accentué le séparatisme en Europe. La Russie exhorte depuis la désintégration de la Yougoslavie l'ONU, l'OSCE et d'autres institutions internationales à concevoir les règles uniques à l'égard des minorités nationales. Or, l'Occident partage les séparatistes en « bons » et « mauvais ». Faut-il donc s'étonner que les minorités nationales insistent sur leurs droits historiques et choisissent le scénario kosovar ?

    Cette tendance dangereuse se manifeste également au-delà de l'Europe. Le Québec canadien est résolu à suivre le scénario kosovar. Taiwan est un catalyseur pour Pékin en déstabilisant la situation dans l'Asie-Pacifique. La communauté mondiale ne parvient pas à remédier à la situation qui concerne les intérêts des Etats-Unis, de la Chine et d'autres joueurs influents sur l'échiquier international.

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