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    Un long écho des bombardements de la Bosnie

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    Aujourd'hui on fête 15 ans après le début des bombardements par l'aviation de l'OTAN des emplacements des Serbes bosniaques lors de la guerre civile ethnique en Bosnie-Herzégovine en 1992-1995.

    Aujourd'hui on fête 15 ans après le début des bombardements par l'aviation de l'OTAN des emplacements des Serbes bosniaques lors de la guerre civile ethnique en Bosnie-Herzégovine en 1992-1995. Cette opération connue sous le nom de « Deliberate Force », s'est déroulée sous le prétexte de la nécessité de forcer la partie serbe d'approuver un plan international du règlement bosniaque. Plus tard, une pratique analogique a été appliquée en 1999 par l'Alliance atlantique contre la Yougoslavie  l'ayant poussé à renoncer au Kosovo.

    Il est évident que les deux opérations contre les Serbes se ressemblent. Cela permet de dire qu'il s'agissait de la réalisation du plan qui avait pour objectif d'affaiblir et de diviser la Yougoslavie, un allié historique de la Russie et un seul Etat balkanique qui voulait mener sa politique indépendante dans la région. Les forces de l'OTAN avaient déjà bombardé des emplacements des Serbes bosniaques. Cette fois les actes de l'OTAN ont été coordonnés par le commandant des forces musulmanes Rasim Delic qui indiquait au commandement de l'Alliance atlantique des sites serbes qu'il fallait bombarder.

    On peut parler d'une coopération analogique entre Bruxelles et les Albanais de Kosovo en 1999, ce qui permet de caractériser les actes de l'OTAN non pas comme une opération de pacification mais comme un fort soutient militaire de l'une des parties du conflit se qui contredit les principes de la pacification. A cause de ce conflit Bosnie-Herzégovine est toujours difficilement dirigée de l'intérieur, souligne l'historien slaviste Anna Philimonova.

    En ce qui concerne Kosovo, les Etats-Unis et l'Alliance ont à leur disposition l'une des plus grandes bases militaires du monde, la base de Bondsteel, qui n'est plus contrôlée ni par l'ONU  ni par d'autres organisations qui ne font pas pertie de l'OTAN. Voici l'opinion du directeur d'un journal géopolitique italien « Eurasia » Tiberio Graziani.

    Nous savons que la cause principale de la déstabilisation et de  la destruction de la Yougoslavie était la création sur son territoire d'une base militaire américaine. Cette base a une importance géostratégique unique, elle projette la puissance militaire des Etats-Unis non seulement à l'Est, mais aussi au Sud (Afrique, Iran).

    Selon les défenseurs internationaux des droits, y compris l'expert du Conseil de l'Europe Alvaro Gil-Robles, cette base est « un Guantánamo en miniature ». Pourtant ni l'ONU ni le Conseil de l'Europe ne peuvent pas forcer les Etats-Unis à ouvrir ses portes.

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