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    Sans concurrence sauvage

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    Photo: RIA Novosti
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    La Russie et l'Algérie, les plus gros exportateurs de gaz naturel, entendent continuer de concerter leurs positions sur les perspectives de leur participation à l'essor des marchés gaziers. Rechercher l'équilibre des intérêts nationaux sera l'un des sujets qui domineront les pourparlers du président russe Dmitri Medvedev et de son collègue algérien Abdelaziz Bouteflika le 6 octobre à Alger.

    La Russie et l'Algérie sont opposées à une concurrence non civilisée entre elles et pour cette raison sont membres du Forum des pays exportateurs de gaz, dont le format permet de résoudre ce problème. Les parties procèdent dans ce terrain à une coordination étroite entre elles et avec d'autres partenaires, parmi lesquels l'Egypte, le Qatar, la Libye, le Nigeria, le Venezuela. Avant tout, afin d'élaborer une position commune sur les mécanismes de formation des prix du gaz, compte tenu de ses grands avantages écologiques en comparaison d'autres ressources énergétiques.

    Les pourparlers au sommet à Alger sont une nouvelle occasion pour les parties de confronter leurs positions sur le gaz. Et au besoin, de donner une nouvelle impulsion politique en matière de défense des intérêts l'une de l'autre. Cela importe d'autant à présent, lorsque les consommateurs européens et américains du gaz naturel cherchent toujours plus manifestement à faire heurter les producteurs de ressources énergétiques, dit Konstantin Simonov, directeur général du Fonds de sécurité énergétique :

    Notre tâche est de faire en sorte qu'on n'étouffe pas l'un l'autre par des prix et des volumes. Or cela ne signifie pas que quelqu'un doit renoncer à certains volumes de livraisons. L'Europe connait maintenant un problème sérieux, lié à la réduction de sa propre production du gaz naturel. En conséquence, elle sera obligée d'acheter  toujours plus de gaz. Et dans ce cas il nous faut nous entendre, y compris avec l'Algérie, au sujet de nos actions à entreprendre sur le marché croissant de l'Europe. Puisque l'objectif des producteurs n'est pas d'étouffer l'Europe par des prix enflés, mais de percevoir des recettes confortablement justifiées pour des livraisons de gaz et en aucun cas de ne pas faire du dumping. Et là les principaux fournisseurs du gaz à l'Europe doivent agir de concert et avec exactitude.

    Il n'est pas question d'un cartel de gaz, ajoute Konstantin Simonov. Les pays producteurs ne souhaitent qu'une chose - partager d'une façon compétente le marché européen croissant. L'examen des perspectives du développement de la coopération énergétique fait chaque fois « tressaillir » les hommes politiques, en premier lieu, aux États-Unis et en Europe Occidentale, intimidant avant  tout eux-mêmes par l'éventualité d'une entente illicite de Moscou et d'Alger sur les prix. Tandis que l'intérêt stratégique des parties consiste à être les principaux garants de la sécurité énergétique internationale et d'en tirer des avantages géopolitiques et commerciaux.

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