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    Scandale des espions. Postscriptum

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    Toutes les circonstances du «scandale des espions» de l’été dernier étaient immédiatement communiquées au président russe, a dit Dmitri Medvedev en personne.

    Toutes les circonstances du «scandale des espions» de l’été dernier étaient immédiatement communiquées au président russe, a dit Dmitri Medvedev en personne. Un groupe de ressortissants russes a été interpellé aux États-Unis et accusé d’être impliqué dans un espionnage. Peu de temps après les Américains les ont échangés contre leurs espions emprisonnés en Russie.

    Le «scandale des espions» datant de six mois est de nouveau au centre de l’attention de la presse. Selon le quotidien «Kommersant», les agents russes ont été dénoncés par un certain colonel Sherbakov qui avait longtemps travaillé dans le Service de renseignements extérieurs (SVR). Par ailleurs ledit colonel aurait servi dans la direction de SVR responsable du travail avec les clandestins ce qui veut dire qu’il savait plus d’assez.

    Le premier ministre Vladimir Poutine a dès l’été confirmé que l’arrestation des agents russes résultait d’une trahison. La version du quotidien «Kommersant» n’est également pas une surprise pour le président Dmitri Medvedev:

    «Ce que «Kommersant» a publié, n’est pas une nouvelle pour moi. Je l’ai appris le jour même des faits avec tous les attributs et accessoires. Mais il faut d’abord enquêter, qui vivra verra. Les leçons doivent en être tirées».

    Le vice président de la Douma d’État et du Parti communiste Ivan Melnikov a proposé de créer une commission d’enquête chargée d’éclaircir les causes de ce «scandale des espions». Son collègue Alexandre Gourov, député et membre du Comité de sécurité, a pourtant des doutes quant à la compétence du parlement dans l’investigation de ce genre d’affaires:

    «Je crois qu’il faut le considérer calmement et ne pas se mêler de ces affaires. Je suis bien lieutenant général, j’ai travaillé au KGB et au ministère des affaires étrangères mais j’y ai travaillé il y a longtemps. Pourtant je n’ose pas dire: allez, racontez-moi tout, je dois le savoir. Non, ce n’est pas seulement notre pays qui fait face à ce genre d’affaires. Nous devons donner la possibilité de mener tranquillement une investigation interne».

    Le «scandale des espions» a jeté une lumière sur un constat suivant : la guerre froide est bien finie, les États-Unis et la Russie ne vont pas faire la guerre mais la rivalité des services secrets est bien là. Elle sera longue, estime le directeur du Centre des études sociales et politiques Vladimir Evseev.

    Cependant les conditions actuelles créent un terrain propice non seulement à la rivalité mais aussi à la coopération des services secrets russe et américain. Les récentes interventions communes en Afghanistan au cours desquelles ont été détruits des laboratoires clandestins de production du stupéfiant, montre que les services de renseignements des États-Unis et de la Russie sont bien capables d’agir côte à côte contre l’ennemi commun.        

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