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    Le Yémen ne risque pas d’essuyer des tirs de missiles Tomahawk

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    Le président du Yémen peut démissionner avant la fin de l’année. C’est ce qu’a déclaré Ali Abdallah Saleh lui-même, au pouvoir pendant plus de 32 ans.

    Le président du Yémen peut démissionner avant la fin de l’année. C’est ce qu’a déclaré Ali Abdallah Saleh lui-même, au pouvoir pendant plus de 32 ans. En même temps, M. Saleh prévient l’opposition : si elle tente d’accéder au pouvoir moyennant un coup d’Etat, le pays sera plongé dans « une guerre civile sanglante ».

    La contestation antigouvernementale a commencé au Yémen en février. Les manifestants réclament un départ immédiat du président. La situation s’est encore plus aggravée vendredi dernier : la police a tué plus de 50 personnes lors d’une nouvelle manifestation de l’opposition à Sanaa. Après cela des dizaines de partisans influents de Saleh  ont rallié la contestation, et parmi eux des officiers et des commandants de brigades. Le ministre de la Défense Muhammed Naser Ahmed s’est empressé de déclarer que l’armée soutenait toujours le chef de l’Etat. Tandis que le président a annoncé l’instauration de l’état d’urgence dans le pays.

    La situation du président s’est fragilisée à cause du comportement envers lui des chefs tribaux, dont le rôle est toujours très important au Yémen. Mais les partisans du pouvoir en place sont également nombreux. Et donc les uns et les autres ont pris les armes. En même temps, les leaders de l’opposition disent ne pas avoir l’intention d’agir par la force. Les contestataires  ont fixé pour vendredi une marche pacifique vers le palais présidentiel, a raconté à notre correspondant le chef du Parti Socialiste du Yémen Yassine Saïd Naoman.

    Il n’y aura aucune violence de notre part, nous poursuivons nos objectifs exclusivement par des moyens pacifiques. Quant à la reconnaissance internationale, personne ne nous a reconnu pour le moment. Seule la Ligue Arabe a dénoncé les crimes du régime contre des civils. On n’exerce pas de pression sur nous.

    Une possible chute du régime yéménite a inquiété Washington. De l’avis des analystes, Saleh n’a pas de successeur évident, et pour cette raison les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite craignent un chaos après son départ. A peine le Yémen risque une répétition du « scénario libyen », estime Alexeï Vassiliev, directeur de l’Institut russe de l’Afrique.   

    D’abord, au Yémen il n’y a presque pas de pétrole. Alors qu’en Libye ses réserves sont énormes, et cela détermine déjà tout. Ensuite, le sort du Yémen sera décidé par la confédération de grandes tribus, et dont la variante libyenne est impossible. Une guerre civile est possible. Mais cela ne touche pas directement les intérêts des Etats-Unis. Ils ne vont pas bombarder, envoyer des troupes. Les Yéménites essayeront de régler eux-mêmes cette situation.

    Au regard des experts, on ne peut pas exclure la variante où des islamistes radicaux accèdent au pouvoir dans un ou même dans plusieurs pays arabes.

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