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    Fukushima : la Russie propose sa technologie de retraitement au Japon

    Fukushima : la Russie propose sa technologie de retraitement au Japon

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    Le nucléaire japonais doit affronter de nouvelles épreuves. Après la forte réplique d'hier de magnitude de 7,4 il y a eu une fuite d'eau radioactive dans la centrale nucléaire « Onagawa » en préfecture de Miyagi.

    Le nucléaire japonais doit affronter de nouvelles épreuves. Après la forte réplique d'hier de magnitude de 7,4 il y a eu une fuite d'eau radioactive dans la centrale nucléaire « Onagawa » en préfecture de Miyagi. Dans une autre centrale, cette fois en préfecture d'Aomori, l'électricité a été coupée. Dans la centrale de Fukushima, on continue de lutter contre les conséquences de l'accident nucléaire provoqué par le séisme et le tsunami du 11 mars dernier.

    La communauté internationale fait tout son possible pour aider le Japon à reprendre le contrôle de la situation à « Fukushima-1 » qui est comparable à celle  de Tchernobyl en 1986. Les Japonais examinent actuellement la possibilité du point de vue technique d'utiliser l'usine flottante russe de traitement des déchets radioactifs « Muguet ». Si le Japon donne son feu vert, l'usine sera acheminée dans les plus brefs délais à Fukushima, a déclaré le porte-parole de « Rosatom ». L'usine « Muguet » est destinée à purifier l'eau contaminée des réacteurs endommagés. Tous les travaux seront effectués gratuitement par la partie russe.

    La Voix de la Russie a interrogé Sergueï Antipov, directeur adjoint de l'Agence fédéral à l'énergie atomique :

    « Les déchets liquides sont d'abord filtrés avec du sable, des impuretés solides et des matières en suspensions pour ensuite être séparés des impuretés liquides. Il s'agit d'une longue chaîne technologique qui donne au final de l'eau plus pure que celle du robinet à Moscou. Il y en découle une agglomération d'une substance radioactive. On y ajoute de la cendre et du ciment. Tout cela est mis dans des bidons pour être cimenté. On a donc des bidons métalliques de 200 litres remplis d'une substance solide. Ce sont là des déchets radioactifs solides qui peuvent être conservés dans des lieux de stockage spéciaux sans craindre qu'ils s'échappent dans la mer ».

    Les médias japonais ont eu d'ailleurs la possibilité de prendre connaissance du fonctionnement de l'usine « Muguet ». Ce navire est un des maillons d'une chaîne technologique de traitement des sous-marins nucléaires de la flotte du Pacifique. Construite dans le cadre du programme « Partenariat mondial » selon une technologie américaine, l'usine flottante est en service depuis une dizaine d'années. Elle est capable de traiter jusqu'à 70 tonnes de déchets par jour. C'est le Japon qui a d'ailleurs financé sa construction. Il s'agit en quelque sorte de rendre la pareille aux collègues japonais qui ont aidé à l'époque à mettre en place un cycle de traitement des déchets radioactifs.

    L'usine est installée sur une barge qui doit encore été acheminée au Japon mais elle est prête à se mettre en route, a dit le capitaine du navire Vladimir Bobkov.

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