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    Défense antimissile : Moscou demande des garanties aux EU et à L’OTAN

    Défense antimissile : Moscou demande des garanties aux EU et à L’OTAN

    Photo: EPA
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    Moscou nécessite des garanties juridiques pour vérifier que les systèmes de

    Moscou nécessite des garanties juridiques pour vérifier que les systèmes de défense antimissile de l’OTAN et des États-Unis ne soient pas dirigés contre elle, a déclaré mardi 7 juin le représentant permanent de Russie auprès de l’Alliance, Dmitri Rogozine. Mais Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l’OTAN, avait rejeté plus tôt dans une interview la possibilité de donner ces garanties que la Russie désire.

    « Lors du dialogue public l’OTAN a annoncé que le système de défense antimissile, crée sous l’égide de l’Alliance et le système antimissile global, crée par les États-Unis, n’étaient pas dirigés contre la Russie. Moscou propose de le fixer  au niveau  des paramètres du système antimissile, au niveau des régions de l’installation, au niveau des caractéristiques technologiques des missiles, leur vitesse et ainsi de suite, pour qu’ils ne soient pas dirigés contre les systèmes russes. L’OTAN ne l’accepte pas. Donc, ses déclarations ne sont que des déclarations politiques »,  explique le président de l’Institut de la stratégie nationale de Russie, Mikhail Remizov. 

    « Il est clair que l’attitude de Rasmussen est influencée par la Maison Blanche », indique le membre du comité de la Douma d’État, chargé des questions de défense Mikhaïl Nenachev qui souligne que « nous nous sommes assurés encore une fois des doubles standards  et même des triples standards  des autorités de l’Alliance Atlantique. C’est non seulement Rasmussen mais aussi de célèbres milieux politiques des États-Unis qui disent « non » aux propositions pacifiques russes. Ils n’essaient plus d’être diplomatiques, et répondent comme s’ils allaient assurer la sécurité eux-mêmes, sans la participation de la Russie. »

    Par son comportement, l’OTAN laisse agir la Russie, selon les experts. S’il se trouve que  le système de défense antimissile  occidentale  menacera la sécurité de la Russie, Moscou sortira du traité START-3. Pour le moment, elle peut se permettre de réfléchir au renforcement de ses armes défensives aussi bien que de ses armes offensives, a déclaré le président russe Dmitri Medvedev lors de la rencontre avec le G8 à Bruxelles. Une réunion du Conseil Russie-OTAN au niveau ministériel se tiendra mercredi à Bruxelles. Cette réunion donnera des précisions sur le type de système antimissile qui sera déployé en Europe et sur les liens qui unissent les parties qui participent  où bien ne participent pas à ce système de défense. 

     

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