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    L’interminable «guerre des Miss» en France

    L’interminable «guerre des Miss» en France

    Photo: RIA Novosti
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    Cette année, les téléspectateurs français pourront voir deux concours nationaux de beauté. Cependant le conflit qui oppose la fondatrice de Miss France à la société de télé-réalité, qui a racheté la marque «Miss France» se durcit.

    Qui connaît mieux les Miss France que «la dame au chapeau» ? Geneviève de Fontenay, patronne du concours, organisé chaque année depuis plus de 30 ans, est restée le mandataire social de cet événement après le rachat de la marque «Miss France» par la société de production Endemol en 2002. Connue pour son exigence, elle était véritablement «l’ADN et le garde du corps d’un concept qui peut basculer à tout moment dans la vulgarité», comme le disait le publicitaire Jacques Séguela sur les pages du magazine l’Express.

    Or, cette ligne blanche de la décence, que la patronne des Miss n’autorisait pas à franchir à ses participantes, a été souvent outrepassée par Endemol, ce qui a provoqué de nombreux conflits entre le propriétaire et l’organisatrice. Dernier scandale en date, c’est en 2009, lorsque la gagnante de Miss Paris Kelly Bochenko a été sélectionnée pour représenter la capitale française au concours national. Elle a été destituée après la découverte des photos X «privées» dans le magazine Entrevue, qu'elle avait publiées il y a quelques années, ce qui est contraire au règlement de l’élection de Miss France. Cependant, Endemol a donné à la concurrente très sexy une «deuxième chance», en la faisant participer au projet de télé-réalité «La ferme aux célébrités». Enervée par une décision «sans morale», la «dame au chapeau», âgée de 77 ans a décidé de rompre le contrat avec son employeur et de lancer un projet concurrent.

    Une guerre judiciaire

    Depuis 2010, la date, une véritable guerre judiciaire entre les deux partis a commencé.  Le jugement de 2010 de la Cour d’appel de Paris a donné raison à la célèbre organisatrice du concours lui permettant d’organiser un concours concurrent à celui de Miss France, à condition qu’il porte un autre nom.

    Nouveau rebondissement dans ce feuilleton judiciaire, la société Endemol a reçu jeudi dernier un arrêt de la cour de cassation, qui a censuré la précédente décision de la Cour d’appel de Paris, et tend à ordonner à Geneviève de Fontenay de cesser toute démarche en vue de l’organisation d’une élection concurrente à l’élection de Miss France.

    Dans leur communiqué joint, les sociétés Miss France et Endemol Production soulignent «qu’une procédure d’arbitrage a été engagée dès septembre 2010» et que « les débats sur l’organisation d’une élection concurrente à celle de Miss France 2012 sont désormais portés devant le tribunal arbitral».

    Deux concours en décembre

    Malgré les menaces de la part de la société de production, Geneviève de Fontenay continue à défendre les valeurs du concours de beauté avec son propre événement, Miss Nationale, dont la première édition a eu lieu en décembre 2010. Anne-Sophie Bonnault-Daly, l’avocate de la «dame au chapeau» a souligné qu’à ce jour «aucune décision n’interdit Geneviève de Fontenay d’organiser l’élection de Miss Nationale 2012». Les deux concours auront donc lieu début décembre : Miss France sera organisé par Endemol le 3 décembre à Brest, et le concours de Madame de Fontenay, le lendemain à Divonne-les-Bains.

    Il faut préciser que «la dame au chapeau» bénéficie d’un grand soutien populaire en France et reste une véritable icône dans les foyers. C’est l’une des raisons, pour lesquelles le concours Miss Nationale n’est pas moins suivi par le public que le célèbre concours Miss France.

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