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    Le rapport de l’AIEA ou comment faire du neuf avec de l’ancien (Presse)

    Le rapport de l’AIEA ou comment faire du neuf avec de l’ancien (Presse)

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    Le nouveau rapport de l’Agence internationale d’énergie atomique (AIEA) sur le programme nuclé

    Le nouveau rapport de l’Agence internationale d’énergie atomique (AIEA) sur le programme nucléaire iranien, dont l’annonce est attendue avant la fin de la semaine, ne contient aucun nouveau détail ou précision, a annoncé Anton Khlopkov, directeur du Centre d’analyse, de stratégie et de technologies, qui a pris connaissance du rapport.

    "La nouvelle analyse du problème iranien n’apporte rien d’utile aux spécialistes", affirme Anton Khlopkov.

    Le service de presse de l’AIEA a expliqué que le rapport ne serait pas dévoilé à un large public, écrit mercredi 9 novembre le quotidien Moskovskie Novosti. "Le rapport sera diffusé dans les jours à venir seulement parmi les délégations des pays membres. Les diplomates devront eux-mêmes décider s’il est nécessaire de transmettre les détails à la presse ou non. Les experts de l’AIEA ne sont pas habilités à le faire", a expliqué Giovanni Verlini, porte-parole de l’agence.

    Anton Khlopkov explique le bruit fait autour du nouveau rapport sur l’Iran par des raisons politiques: "Certains membres tentent d’interpréter différemment les informations déjà connues pour renforcer la pression sur le régime iranien."

    La nouvelle de l’apparition du nouveau rapport a déjà provoqué un scandale. Samedi, le président israélien Shimon Peres a déclaré que l’armée israélienne pourrait attaquer l’Iran.

    "Sur le plan militaire, Israël est capable de mener seul une telle opération. Mais il devra en payer le prix fort. Par ailleurs, les Iraniens rétabliront le programme nucléaire en peu de temps", a déclaré le docteur Ely Karmon de l’Institut pour l’antiterrorisme d'Herzliya. Ely Karmon, qui est également conseiller du ministre israélien de la Défense, estime qu’il ne faut pas écarter le scénario militaire en raison de l’imprévisibilité du président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

    Israël a déjà pilonné un site nucléaire trente ans auparavant. En juin 1981, l’armée de l’air israélienne a détruit le réacteur nucléaire d'Osirak en Irak pendant l’opération Babylone. On ignore combien exactement de réacteurs de ce type se trouvent en Iran.

    Toutefois, le gouvernement israélien n’a pas l’intention de renoncer à l’option militaire malgré le prix fort et la pression de la communauté internationale. Les spécialistes israéliens indiquent objectivement que le mauvais exemple dans le cas de l’Iran pourrait être contagieux, et que d’autres pays du Proche-Orient pourraient chercher à obtenir des technologies nucléaires.

    Lundi, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a souligné qu’une attaque militaire contre l’Iran serait une "énorme erreur susceptible d'avoir des conséquences imprévisibles."

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