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    Un scandale sexuel à connotation politique

    Un scandale sexuel à connotation politique

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    Dominique Strauss-Kahn a fait la une des journaux ces derniers mois après le scandale du Sofitel de New-York. Selon certains experts, DSK génait en tant que président du FMI et en tant que candidat aux présidentielles en France.

    L'ex-président du FMI, Dominique Strauss-Kahn est au coeur du scandale sexuel de l'année, après s'être «passionné» pour la femme de chambre de l’hôtel Sofitel à New York, Nafissatou Diallo. Intrigue, enquête, fin tragique, cette affaire contient tous les classiques du genre. DSK a perdu son poste et a dit adieu à ses ambitions présidentielles. Quant à la victime, elle est accusée de faux témoignage.

    Un président du FMI génant

    Dès l'éclatement de l'affaire, certains experts ont parlé d'un grand jeu politique. Selon le professeur de l’Institut des relations internationales de Moscou Ievgueni Obitchkine, à son poste Strauss-Kahn dérangeait des gens.

    Avec la nouvelle vague de la crise financière mondiale et de l’aggravation des différends sur les questions monétaires, Dominique Strauss-Kahn ne satisfaisait plus les lobbies américains et anglo-saxons. Le principal problème portait sur l'avenir du dollar en tant que monnaie de réserve. La position de Strauss-Kahn pouvait menacer les Etats-Unis.

    Un rival dangeureux

    Dominique Strauss-Kahn ne dérangeait pas seulement les Etats-Unis. En France cet homme politique pouvait rivaliser avec Nicolas Sarkozy aux futures élections présidentielles. Après le scandale le Parti socialiste a perdu son principal candidat

    «Dans le contexte français c’est une arme politique excellente parce que Strauss-Kahn est le leader de l’aile modérée du Parti socialiste français. Il était principal candidat de ce parti aux élections présidentielles. Après avoir été écarté, les socialistes se sont trouvés dans une situation compliqué, ils ont perdu leur principal atout dans la lutte contre Sarkozy», explique le politologue russe Maxime Minaev.

    Dominique Strauss-Kahn s’est néanmoins rétabli rapidement. Quatre mois après la perte de son poste de président du FMI, il a fait comprendre qu’il n’avait pas l’intention d’abandonner la politique, même s'il a perdu la possibilité de se présenter aux élections présidentielles. 

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