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    Syrie : une guerre réelle et virtuelle

    Syrie : une guerre réelle et virtuelle

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    L’affrontement entre le gouvernement syrien et l’opposition est en train de s’amplifier. Le combat est mené dans les rues mais aussi sur le champ médiatique y compris à l’étranger. Les médias israéliens rapportent des aides envoyées par le Qatar et la Grande-Bretagne aux rebelles armés syriens alors que le Quotidien du Peuple chinois cite des sources arabes en rapportant l’envoi de 15 000 commandos iraniens en Syrie.

    Les commandos en question seraient envoyés dans les capitales provinciales afin d’aider les autorités locales de disperser les manifestants. Le site israélien DEBKAfile informe quant à lui que les militaires qataris et britanniques ne participent pas aux opérations de combats mais dispensent une formation aux combattants, fournissent à ces derniers des armes et des moyens de communication, surveillent la livraison de munitions. Difficile à dire à quel point ces informations sont vraies car la situation en Syrie est gravissime et des informations sur des opérations militaires et leurs participants qui parviennent, sont contradictoires.

    Le spécialiste de l’Orient Ankhar Kotchnev est convaincu que les commandos iraniens en Syrie est une provocation de la part de l’opposition.

    « Les malfrats détenaient onze otages iraniens, onze pèlerins. Les combattants ont voulu les tuer ou les faire faire de faux aveux comme quoi ils faisaient partie de ces 15 mille commandos. Ces Iraniens ont été libérés quelques heures avant que cette nouvelle soit diffusée. Et puis, l’armée active iranienne compte près de 300 mille personnes, ils n’ont pas besoin de ces 15 mille, la moitié de la population sont réservistes ».

    Téhéran peut néanmoins se résoudre à envoyer de l’aide militaire à Bachar Assad, insiste l’expert Vladimir Sajine.

    « Les engagements mutuels pris par l’Iran et la Syrie n’étaient jamais un secret. La Syrie est la seule alliée de l’Iran dans la région mais aussi dans le monde. Téhéran ne peut pas se permettre de perdre un allié comme Bachar Assad. Il fera donc tout son possible pour que le régime syrien reste en place ».

    Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Faisal Mekdad a fermement condamné le comportement des pays occidentaux, d’Israël et de certains pays arabes en les accusant de comploter contre le régime de Bachar Assad. Ce complot ne fera que déstabiliser le pays, causer la mort de personnes civiles et détruire les infrastructures. Selon M. Mekdad, ce sont les criminels et narcotrafiquants qui constitueraient la force motrice de l’opposition. Quant à la position prise par la Chine et la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU, il l’a juge constructive et a salué les efforts de Moscou visant à lancer un dialogue entre le pouvoir et l’opposition syrienne.

    Pour le reste, la position russo-chinoise n’est pas au gout de tout le monde. La façon dont les pays occidentaux avaient réagi au veto au Conseil de sécurité, a été qualifiée de honteuse voir hystérique par le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. C’est maintenant le tour de l’opposition syrienne. Selon la chaîne de télévision CNN, les adversaires de Bashar Assad ont programmé plusieurs manifestations anti-russes partout en Syrie. Il ne fait pas de doute qu’elles seront largement relayées par la presse occidentale qui y prêtera beaucoup plus d’attention qu’aux otages détenus par les rebelles armés syriens. 

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