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    Buts communs, moyens differents

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    La question concernant le déploiement de la mission conjointe de maintien de la paix de la Ligue arabe et de l’ONU demande des précisions, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov au cours de ses entretiens avec son homologue émirati, cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyan en visite à Moscou.

    La Russie partage l’idée qu’il est nécessaire de soutenir toutes les démarches visant à stopper le massacre en Syrie. Pourtant, pour déployer la mission il faut arrêter les violences, a souligné M.Lavrov.

    La rencontre des ministres des Affaires étrangères a eu lieu à Moscou le lendemain de la décision prise par la Ligue arabe qui a rompu les relations diplomatiques avec la Syrie et a appelé l’ONU à envoyer dans ce pays une mission conjointe de maintien de la paix. Au cours de la conférence de presse M.Lavrov a déclaré que la Russie tout comme la Ligue arabe veulent soutenir le peuple syrien en mettant fin aux massacres. Pourtant, le mécanisme pour la mise en place de ces principes universels n’est pas encore élaboré. En parlant de la mission de maintien de la paix M.Lavrov a dit que son statut légal demande des précisions.

    Nous sommes en train d’étudier cette initiative tout en espérant que nos amis de la Ligue arabe nous donnerons des précisions. Par exemple, pour déployer cette mission il faut obtenir l’autorisation du pays qui la reçoit. Deuxiémement, pour envoyer  une mission de maintien de la paix, comme on l’appelle dans le jargon de l’ONU, il faut qu’il y ait une paix à maintenir. Le problème est que les groupes armés opposés au régime ne sont contrôlés par personne. C’est ce que nous avons discuté avec mon collègue. Donc, nous espérons que dans les jours à venir, de concert avec les initiateurs de cette idée nous pourrons éclaircir les opportunités légales et pratiques qui y existent .

    Une autre initiative de la Ligue arabe qui demande des précisions est la convocation en Tunisie de la conférence des « Amis de la Syrie », a noté M.Lavrov sans préciser si la Russie va y participer . Le diplomate a noté que son format demande, lui aussi, des précisions.

    Si cette conférence regroupe réellement tous les Syriens, ce serait bien. S’il ne s’agit que des « amis », c-à-d de différents groupes de l’opposition syrienne, elle ne contribuera pas à l’objectif que s’est fixé la Ligue arabe et que nous avons activement soutenu, à savoir l’établissement du dialogue syrien universel.

    M.Lavrov a noté que la Russie veut coopérer activement avec la Ligue arabe pour résoudre la crise syrienne. Le Conseil de la coopération des Etats arabes du golfe Persique avec lequel la Russie travaille activement pourrait y contribuer.  M.Lavrov a proposé que la séance la plus proche de cette organisation se penche sur la crise syrienne. Son homologue émirati a noté qu’il apprécie hautement les efforts entrepris par la Russie dans cette question. En parlant de la résolution adoptée par la Ligue arabe, il a dit que celle-ci n’a pas l’intention d’assister militairement l’opposition syrienne tout en notant que tant que Damas ne mette pas fin aux massacres, le dialogue est impossible.

    Si le régime stoppe les violences, nous pourrons examiner la reprise des contacts avec lui. Sinon, c’est impossible. Notre but principal est d’arrêter les violences. Les événements de ces 11 derniers mois dans ce pays prouvent qu’il est impossible de résoudre la situation manu militari.

    Selon Damas, les initiatives de la Ligue arabe ne sont que l’ingérence dans les affaires intérieures du pays derrière lesquelles il y a le Qatar et l’Arabie Saoudite qui en usurpant la volonté de la communauté arabe soutiennent les terroristes. Par contre, les initiatives de la Ligue arabe sont bienvenues par l’Occident. Ainsi, l’Italie estime que seuls les Casques bleus sont à même de mettre fin aux violences dans le pays, cette idée étant partagée par Londres. Mais selon le ministre des Affaires étrangères du Royaume William Haig, ceux-ci ne doivent pas être des pays occidentaux.

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