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    Barack Obama visite Panmunjom après Kim Jong Un

    Barack Obama visite Panmunjom après Kim Jong Un

    Photo: EPA
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    Le président des Etats-Unis Barack Obama a visité, après le leader nord-coréen Kim Jong Un, le « point chaud » de l’opposition entre les deux Corées – la zone démilitarisée qui les sépare - Panmunjom.

    Les médias sud-coréens et japonais considèrent les voyage de Barack Obama à la frontière avec la Corée du Nord comme un avertissement contre des actes agressifs éventuels. Cette démarche témoigne d’un durcissement du ton à l’égard de la Corée du Nord, croit l’expert des études américaines auprès de l’Académie des sciences sociales de Chine Lu Weidong. Le journal chinois Huanqiu Shibao a publié aujourd’hui son commentaire. Apparemment, Barack Obama veut faire pression sur les partisans de la ligne dure de Pyongyang afin qu’ils renoncent au lancement du satellite mais une approche aussi directe est risquée, elle peut provoquer une réaction, croit l’expert chinois.

    Ici, l’avis du chef du Centre des études coréennes de l’Académie des sciences de Russie Alexandre Vorontsov :

    " Est-ce que cela peut amener à une nouvelle tension dans la Péninsule Coréenne ? Franchement, je ne le pense pas. Bien sûr, les Nord-Coréens ne sont pas ravis de voir une telle démonstration de force, mais ils y sont habitués. La visite de la zone démilitarisée par le président des Etats-Unis est une démarche traditionnelle de la part des présidents américains qui arrivent en Corée du Sud. De la part des autorités des Etats-Unis, c’est une sorte de rite, important sur le plan psychologique et propagandiste. Mais cette action n’est pas soutenue par quelques pas concrets, comme, par exemple, l’élargissement de la présence militaire ou le changement de la doctrine militaire. Donc, elle ne présente pas de menace réelle ".

    En novembre, Barack Obama briguera de nouveau la présidence et il a besoin de gagner des points, y compris au frais du satellite nord-coréen. Les Américains étaient informés sur son lancement l’année passée, mais ils s’en sont souvenus juste à la veille du sommet de Séoul, a noté l’analyste de l’Institut de l’Extrême-Orient Constantin Asmolov.

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